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Libye - Au secours des assiégés de Syrte

Le Comité International de la Croix Rouge (CICR) annonce avoir porté secours à près de 10.000 Libyens fuyant la ville de Syrte, bastion pro-kadhafi assiégé par les forces du Conseil National de Transition (CNT) depuis quelques jours.

Pour l’organisation, la situation humanitaire est critique dans la ville natale de Mouammar Kadhafi au nord de la Libye:

«L'eau et l'électricité sont coupées la plupart du temps dans la ville, les stocks de nourriture sont presque épuisés et l'accès aux soins est très difficile», décrit Georges Comninos, chef de la délégation du CICR à Tripoli.

Le danger que pose les opérations militaires rend aussi la situation insoutenable pour les habitants. La BBC cite Ahmed Hussein, en exil avec son épouse, ses deux enfants et sa belle-mère:

«Nous ne pouvions plus sortir de chez nous à cause des bombardements. Nous avons été obligés de partir», témoigne-t-il.

Comme Ahmed Hussein, des milliers de Libyens ont fui dans la région désertique à l’est et à l’ouest de Syrte. Le CICR et le Croissant-Rouge libyen tentent de porter secours à ces populations. A Harawa, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Syrte, les deux organisations ont acheminé de l’eau et des produits d’hygiène à près de 6.600 personnes déplacées. Des centaines d’autres personnes ont rejoint le village de Washka, où des exilés de Misrata ont déjà trouvé refuge.

Le CNT avait demandé aux habitants de Syrte d’évacuer la ville, avant le 2 octobre, pour lancer leur offensive contre les forces loyales à Kadhafi. Mais les personnes déplacées ne se situent qu’à quelques kilomètres du siège et ne désirent pas émigrer plus loin:

 «En dépit de conditions de vie très difficiles, elles veulent rester aussi près que possible de chez elles», explique Patrick Schwaerzler, chef de la sous-délégation du CICR à Benghazi.

Le CICR est la première organisation à avoir pu rentrer dans la ville assiégée de Syrte, le 1er octobre. Mais la délégation n’a pas pu rester plus de cinq heures pour évaluer la situation. Selon RFI, les ONG et les agences de l’ONU sont bloquées à l’extérieur de la ville à cause de l’insécurité. Pour le moment, elles se contentent d’accueillir les réfugiés et les blessés qui affluent en provenance de Syrte.

Lu sur CICRBBC