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Nigeria: 21 morts dans une explosion lors de la retransmission d'un match

Au moins 21 personnes ont été tuées mardi soir par une explosion près d'un centre de retransmission des matches de la Coupe du monde de football à Damaturu, dans le nord du Nigeria, a indiqué mercredi une source médicale.

Le groupe islamiste armé Boko Haram, dont l'insurrection ensanglante le nord du Nigeria depuis 2009, et désormais quasi quotidiennement, a souvent exprimé son aversion pour le football.

"Nous avons reçu 21 cadavres et 27 blessés" après l'explosion, survenue mardi soir dans le quartier de Nayi-Nama, a déclaré cette source médicale de l'hôpital Sani Abacha. Un premier bilan mardi soir ne faisait état que de plusieurs blessés.

Selon des habitants, la bombe avait été dissimulée dans un pousse-pousse motorisé devant le centre de retransmission, où une foule s'était rassemblée pour regarder le match Brésil-Mexique sur grand écran.

Plusieurs centres de retransmission et stades de football ont été attaqués récemment au Nigeria. Le 1er juin, plus de 40 personnes avaient péri dans le Nord-Est lorsqu'une bombe avait explosé au milieu de supporteurs dans un stade.

Ces attaques ont été attribuées à Boko Haram, dont le chef Abubakar Shekau, dans de nombreuses vidéos, a décrit le football comme une perversion occidentale visant à éloigner les musulmans de la religion.

Le football est le sport national au Nigeria, dont la population le suit avec ferveur confinant au fanatisme.

Après les récentes attaques, les Etats d'Adamawa (nord-est) et de Plateau (centre) ont décidé de fermer leurs centres de retransmission sur écran géant pour des raisons de sécurité.

La Coupe du monde aurait dû normalement rassembler d'immenses foules devant les matches, notamment pour soutenir les Super Eagles, l'équipe nationale, qui a remporté la dernière Coupe d'Afrique des Nations. Mais de nombreux Nigérians ont décidé de rester chez eux par précaution.

Les Etats d'Adamawa, de Borno (le fief originel de Boko Haram) et d'Yobe, dont Damaturu est la capitale, sont sous loi martiale depuis mai 2013. La mesure était destinée à faire baisser les violences, sans succès pour l'instant - au contraire, les attaques se sont multipliées.

La source médicale, qui a requis l'anonymat, a indiqué que les cadavres et les blessés avaient été amenés à l'hôpital par la police et l'armée.

"Les corps sont conservés à la morgue, les blessés sont en train d'être soignés (...) Les victimes sont de jeunes hommes et des enfants. Ils ont des brûlures, des tissus déchirés et des fractures", a ajouté cette source.

Contactés par l'AFP, la police de l'Etat d'Yobe et les services d'urgence n'ont pas souhaité s'exprimer.

 

 

 

AFP

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