mis à jour le

Soudan du Sud: les belligérants veulent la guerre pas la paix, selon la médiation

La médiation dans le conflit sud-soudanais a déploré mardi l'absence de progrès dans les négociations d'Addis Abeba et accusé les belligérants de privilégier "stupidement" une victoire militaire à la négociation.

Les pourparlers ont "été lents et, oui, nous aurions dû avoir des résultats tangibles et (...) personne d'autre n'est à blâmer que les parties prenantes elles-mêmes", a déclaré à l'AFP Mahboub Maalim, secrétaire exécutif de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad) organisation est-africaine qui assure la médiation dans le conflit qui fait rage depuis la mi-décembre.

"S'ils faut trouver des responsabilités, ce sont les leurs, je pense parfois qu'ils (les belligérants) pensaient pouvoir l'emporter militairement, ce qui est vraiment stupide", a-t-il ajouté.

Une nouvelle rencontre entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar était prévue mardi dans la capitale éthiopienne, la deuxième depuis le début du conflit déclenché le 15 décembre par des combats au sein de l'armée sud-soudanaise entre troupes respectivement loyales aux deux hommes.

La rivalité à la tête du régime entre MM. Kiir et Machar, respectivement issus des peuples dinka et nuer, les deux principales communauté du pays, a creusé les antagonismes au sein de l'armée sur des lignes ethniques.

Depuis leur ouverture en janvier, les pourparlers n'ont fait quasiment aucun progrès. Le 9 mai à Addis Abeba, lors de leur première rencontre depuis le début du conflit, MM. Kiir et Machar ont signé un  "Accord pour mettre fin à la crise au Soudan du Sud", dont la principale clause, la cessation des hostilités, n'a jamais été respectée, pas plus qu'un précédent cessez-le-feu, signé le 23 janvier.

Malgré la détermination proclamée des deux dirigeants à faire la paix, les combats, accompagnés de massacres et atrocités contre les civils sur des bases ethniques, continuent et le conflit a déjà fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts et chassé de chez eux plus de 1,3 million de Sud-Soudanais.

M. Maalim a assuré que la médiation allait être beaucoup plus ferme que précédemment et que les pourparlers devaient s'attaquer à des questions plus "concrètes" et "tangibles".

Le conflit "doit prendre fin, il n'y a pas d'alternative", a-t-il souligné.

AFP

Ses derniers articles: Algérie: un ministre limogé trois jours après son nomination  La guerre du Biafra: une page douloureuse de l'histoire du Nigeria  Cinquantenaire de la guerre du Biafra entre frustration et espoir 

guerre

AFP

Cinquantenaire de la guerre du Biafra entre frustration et espoir

Cinquantenaire de la guerre du Biafra entre frustration et espoir

AFP

La guerre du Biafra: une page douloureuse de l'histoire du Nigeria

La guerre du Biafra: une page douloureuse de l'histoire du Nigeria

AFP

Mozambique: la guerre contre l'exploitation illégale des forêts

Mozambique: la guerre contre l'exploitation illégale des forêts

Médiation

AFP

Gambie: ultime médiation avant l'expiration de l'ultimatum

Gambie: ultime médiation avant l'expiration de l'ultimatum

AFP

Crise en RD Congo: la médiation des évêques reconduite

Crise en RD Congo: la médiation des évêques reconduite

AFP

RD Congo: la médiation de la dernière chance

RD Congo: la médiation de la dernière chance

Soudan

AFP

Soudan du Sud: Kiir annonce un cessez-le-feu et ouvre un dialogue national

Soudan du Sud: Kiir annonce un cessez-le-feu et ouvre un dialogue national

AFP

Soudan du Sud: cafouillage autour du changement de nom de l'armée

Soudan du Sud: cafouillage autour du changement de nom de l'armée

AFP

L'ONU réclame 1,4 milliard de dollars pour les réfugiés du Soudan du Sud

L'ONU réclame 1,4 milliard de dollars pour les réfugiés du Soudan du Sud