mis à jour le

RDC: la CPI confirme les charges contre le Ntaganda pour crimes de guerre

La Cour pénale internationale (CPI) a indiqué lundi avoir confirmé les charges contre l'ancien chef de guerre Bosco Ntaganda, accusé de crimes commis dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), le renvoyant ainsi en procès.

Les juges "ont confirmé à l'unanimité les charges portées contre Bosco Ntaganda, à savoir 18 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", a indiqué la Cour dans un communiqué.

Les juges ont donc "renvoyé Bosco Ntaganda devant une chambre de première instance pour y être jugé sur la base des charges confirmées", a ajouté la CPI.

Surnommé "Terminator" car réputé sans pitié, Bosco Ntaganda est accusé d'avoir joué un rôle central dans les crimes "ethniques" commis dans l'est de la RDC en 2002 et 2003.

M. Ntaganda doit répondre de crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis par les Forces patriotiques pour la libération du Congo (FPLC), dont il était le chef militaire.

Milice à prédominance Hema, les FPLC combattaient principalement l'ethnie rivale Lendu pour le contrôle de l'Ituri, région riche en ressources naturelles, notamment de l'or, et en proie à des violences ayant fait quelque 60.000 morts depuis 1999.

Il est également accusé d'avoir lui-même violé et réduit en esclavage sexuel des jeunes filles de moins de 15 ans.

"Les juges ont conclu à l'existence d'une attaque généralisée et systématique lancée contre la population civile (...) ayant pour but d'attaquer des civils perçus comme étant non-hema", a souligné la Cour.

Ils estiment également que les crimes reprochés à Bosco Ntaganda ont notamment été commis lors de deux événements précis : des attaques en novembre et décembre 2002 dans la collectivité de Banyali-Kilo et en février 2003 dans la collectivité de Walendu-Djatsi, selon la même source.

L'audience de confirmation des charges, qui devait permettre à la procureur de la CPI, Fatou Bensouda, de convaincre les juges que les preuves récoltées sont suffisantes pour ouvrir un procès, s'était tenue début février.

L'ancien commandant des FPLC Thomas Lubanga avait été condamné en 2012 à 14 ans de prison par la CPI pour avoir enrôlé et utilisé des enfants de moins de 15 ans.

Alors qu'il était un des chefs de guerre les plus recherchés de la région des Grands Lacs, Bosco Ntaganda, 41 ans, avait été en mars 2013 le premier à se livrer à la CPI, où plusieurs autres Africains sont écroués.

Celui qui a vécu par les armes au sein de nombreuses milices, et même un temps comme général de l'armée congolaise, faisait l'objet de deux mandats d'arrêt.

Craignant pour sa vie, il s'était réfugié à l'ambassade des États-Unis au Rwanda, après l'éclatement de sa milice congolaise du M23. Deux factions rivales s'étaient affrontées avant que celle de M. Ntaganda, en déroute, ne passe la frontière.

 

CPI

AFP

Le Burundi devient le premier pays

Le Burundi devient le premier pays

AFP

Gabon/violences post-électorales: le gouvernement rejette toute autre "enquête internationale" que la CPI

Gabon/violences post-électorales: le gouvernement rejette toute autre "enquête internationale" que la CPI

AFP

Burundi: l'ONU presse la CPI d'enquêter sur des crimes contre l'humanité

Burundi: l'ONU presse la CPI d'enquêter sur des crimes contre l'humanité

crimes

AFP

Dans Ouagadougou tendue, Macron dénonce les crimes en Libye et ceux de la "colonisation européenne"

Dans Ouagadougou tendue, Macron dénonce les crimes en Libye et ceux de la "colonisation européenne"

AFP

Nigeria: les crimes rituels des gangs créent la psychose

Nigeria: les crimes rituels des gangs créent la psychose

AFP

Violences post-électorales au Gabon en 2016: enquête en France sur d'éventuels crimes contre l'humanité

Violences post-électorales au Gabon en 2016: enquête en France sur d'éventuels crimes contre l'humanité

guerre

AFP

Centrafrique: le gouvernement et l'ONU condamnent les propos du chef de guerre Adam

Centrafrique: le gouvernement et l'ONU condamnent les propos du chef de guerre Adam

AFP

Centrafrique: le chef de guerre Noureddine Adam menace de "marcher sur Bangui"

Centrafrique: le chef de guerre Noureddine Adam menace de "marcher sur Bangui"

AFP

Au Liberia, les fantômes de la guerre civile hantent la présidentielle

Au Liberia, les fantômes de la guerre civile hantent la présidentielle