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RDC: Kinshasa veut "donner une chance" au désarmement des rebelles rwandais

Le gouvernement congolais a indiqué samedi qu'il voulait "donner une chance" au désarmement pacifique des rebelles hutu rwandais des FDLR présents dans l'est de la République démocratique du Congo.

Les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), dont certains membres sont accusés d'avoir participé au génocide de 1994 dans leur pays, ont entrepris le 30 mai un processus de reddition.

Kinshasa "a pris souverainement l'option de donner une chance à cette offre de désarmement volontaire par les FDLR", a déclaré à la presse le ministre des Médias et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

Une centaine de membres des FDLR se sont rendus le 30 mai au Nord-Kivu (est de la RDC) avec leurs armes. Cet épisode est censé donner le coup d'envoi d'un processus de reddition attendu de longue date.

Compte tenu de l'échec passé de plusieurs tentatives de désarmement des FDLR, les envoyés spéciaux internationaux (ONU, Union africaine, Union européenne et Etats-Unis) ont appelé dimanche à la reddition "complète" de ces rebelles, dont les membres les plus anciens sont installés en RDC depuis 1994.

Le chef de la Mission de l'ONU en RDC, Martin Kobler, a estimé mardi qu'il était "important" de "maintenir la menace militaire" sur les FDLR, qui, selon l'ONU, continuent de commettre des atrocités contre des civils au Congo.

Le gouvernement congolais semble vouloir suivre une autre voie. Les forces armées de la RDC (FARDC) "sont toujours prêtes à faire le devoir qui leur est confié lorsque celui-ci implique une offensive armée", a dit M. Mende.

Mais vis-à-vis des FDLR, "l'ordre ne leur a pas été donné d'exercer pareille pression militaire", dès lors que ce groupe "a décidé de déposer les armes par lui même", a ajouté le ministre.

"Notre gouvernement a toujours privilégié et continuera à privilégier les solutions qui font l'économie des vies humaines qu'elles soient amies ou ennemies", a-t-il encore dit.

Néanmoins, a prévenu M. Mende, "l'option du désarmement forcé reste sur la table au cas où le désarmement volontaire en cours ne s'effectuerait pas dans un délai raisonnable".

AFP

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