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Kinshasa et Brazzaville vont enquêter sur les violences présumées lors d'expulsions

La République démocratique du Congo (RDC) et le Congo vont enquêter sur les violations des droits de l'Homme présumées commises lors de l'expulsion de ressortissants de la RDC vivant au Congo, ont décidé mardi de hauts responsables des deux pays réunis à Kinshasa.

"Les parties ont convenu de mettre sur pied une équipe mixte (...) en vue d'examiner au cas par cas toutes les allégations en rapport avec les violences des droits humanitaires survenues au cours des expulsions, et d'envisager, le cas échéant, la réparation des préjudices avérés", indique un communiqué commun.

Les délégations des deux Congo, en travaux depuis lundi après-midi, étaient conduites par le ministre de l'Intérieur de leur pays: pour l'ex-Zaïre, Richard Muyej, et pour le Congo, Raymond Mboulou.

La RDC et le Congo ont convenu de la "nécessité" de mettre en oeuvre une "gestion concertée des flux migratoires" et ont "recommandé la systématisation de l'information préalable des représentations diplomatiques et consulaires et de l'Etat d'origine en cas de refoulement massif".

Ils ont également décidé d'instaurer de nouvelles règles pour régir la circulation des citoyens d'un pays à l'autre, ainsi que leur établissement dans l'un ou l'autre Etat. Ces règles, encore non clairement définies, devront remplacer de précédents accords jugés "caduques".

"Nous venons de signer une nouvelle convention. (...) Les gens qui vivent dans les espaces frontaliers auront plus de facilité que les autres. (...) Nous nous sommes engagés d'accélérer le processus pour que cette convention puisse être" votée par les deux parlements, a expliqué à la presse M. Muyej.

Cette nouvelle convention arrive après que Kinshasa et Brazzaville se soient récemment mutuellement accusés d'avoir durci les conditions d'entrée des ressortissants de leur voisin traversant le fleuve Congo, frontière naturelle entre les deux villes.

Le 4 avril, le Congo a lancé une opération d'"assainissement" visant à traquer les clandestins et les criminels étrangers. L'opération a rapidement tourné à une vaste opération d'expulsion des "Zaïrois", en règle ou non, et environ 130.000 ressortissants de RDC sont rentrés.

Selon Brazzaville, près de 2.000 personnes ont été réellement expulsées et les autres sont parties de façon "volontaire". Kinshasa et des ONG ont affirmé que de nombreuses Congolais sont rentrés craignant d'être l'objet de violences.

Fin mai, deux hauts responsables de l'ONU, dont le chef de la Mission de l'ONU en RDC, Martin Kobler, avaient exigé que le Congo cesse "immédiatement les expulsions de ressortissants de la RDC" et enquête sur les allégations d'exactions.

Brazzaville, qui a reconnu des dérapages et radié 17 policiers, avait jugé "grossières" ces déclarations.

Depuis plusieurs jours, le flux des retours a nettement baissé, passant, selon Kinshasa, de plusieurs milliers par jour à plusieurs centaines.

Brazzaville estime qu'environ 400.000 ressortissants de la RDC vivent encore au Congo, où la plupart exercent des métiers peu qualifiés.

Brazzaville

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