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Libye: violents affrontements

Huit soldats et deux civils ont été tués lundi à Benghazi, dans l'est de la Libye, dans de violents affrontements entre des groupes islamistes et des forces armées loyales à un général dissident, selon des sources hospitalières.

Des groupes islamistes, dont Ansar Asharia, ont attaqué à l'arme lourde un camp militaire, faisant des morts et des blessés, a affirmé le colonel Saad Al-Werfelli, commandant de la base aérienne de Benghazi et loyal au général dissident Khalifa Haftar. 

Les heurts ont fait au moins dix morts et 15 blessés, selon un nouveau bilan de deux hôpitaux de la ville.

"Des forces des Brigades (islamistes) de 17 février de Rafallah al-Sahati, d'Ansar Asharia et du Bouclier de Libye ont bombardé tôt lundi le camp 21, cernant les soldats qui y étaient et faisant des morts et des blessés", a poursuivi le colonel Al-Werfelli. Ce camp appartient aux unités d'élite de l'armée libyenne à Benghazi qui avaient apporté son appui au général Haftar. 

En riposte, les forces de l'armée de l'air loyales au général dissident ont mené des raids aériens contre les assaillants, a ajouté cet officier. 

Des images postées sur les réseaux sociaux ont montré un hélicoptère de combat lancer à plusieurs reprises des missiles sur des positions d'islamistes présumés.

Sur sa page Facebook, la Brigade islamiste du "17 février" a nié toute implication dans l'attaque.

Formée par des ex-rebelles islamistes, cette puissante brigade est soupçonnée d'avoir des liens étroits avec le groupe jihadiste Ansar Asharia, classé organisation "terroriste" par les Etats-Unis.

Ces affrontements qui se poursuivaient dans la matinée sont les plus violents depuis ceux du 16 mai lorsque le général Haftar avait lancé sa campagne "Dignité" pour éradiquer les "groupes terroristes" dans l'est du pays. Ceux-ci ont fait au moins 76 morts.

Ce regain de violence a entraîné lundi la suspension des examens de fin d'année dans les lycées de Benghazi, selon le ministère de l'Education, tandis que des appels de collecte de sang ont été lancés par des hôpitaux.

Le général Haftar, 71 ans, qui affirme avoir un "mandat" du peuple libyen pour combattre le "terrorisme", a proclamé dans un message récent lu sur une télévision privée qu'il n'y aurait pas de retour en arrière possible dans son offensive.

AFP

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