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Soudan du Sud: Riek Machar admet ne pas contrôler totalement ses troupes

L'ancien vice-président sud-soudanais Riek Machar, dont les troupes rebelles affrontent depuis mi-décembre l'armée sud-soudanaise, a admis samedi ne pas contrôler totalement les forces de son camp, accusées d'atrocités.

"Je ne peux pas dire que je les contrôle" totalement, a reconnu Riek Machar dans une interview à l'AFP à Nairobi. "Ce serait mentir de dire cela", a-t-il ajouté, "mais nous espérons pouvoir les contrôler car nous les formons et les disciplinons".

M. Machar a expliqué qu'il avait "fallu du temps pour regrouper" ses partisans "dans une force viable sous une structure de commandement et de contrôle". "Nous avons aussi des combattants volontaires, des civils possédant leurs propres armes, qui ont rejoint le combat", a-t-il ajouté.

La rivalité politique entre le président Salva Kiir et Riek Machar à la tête du régime sud-soudanais a divisé l'armée sur des lignes ethniques, sur fond de vieilles rancunes et de méfiance entre peuples dinka et nuer, dont sont respectivement issus les deux hommes.

Les deux camps ont été accusés de massacres et d'exactions sur des bases ethniques contre les civils et l'ONU et Washington ont appelé MM. Kiir et Machar à punir ceux dans leur camp responsables d'atrocités, les menaçant de sanctions. Certains observateurs estiment néanmoins que les dirigeants n'ont qu'un contrôle limité sur les troupes qui les soutiennent.

Les troupes favorables à M. Machar, majoritairement nuer, sont notamment accusées par l'ONU d'avoir massacré des centaines de civils sur des bases ethniques, lorsqu'elles ont repris mi-avril la localité septentrionale de Bentiu, capitale de l'Etat pétrolifère d'Unité.

"Nous devons connaître les faits concernant ce qui a été dit (...) il y a eu des combats à Bentiu, donc une enquête doit être menée concernant tout cela", a déclaré à l'AFP M. Machar, interrogé sur ce massacre et sur d'éventuelles mesures prises contre les responsables présumés.

"Je veux une paix basée sur l'établissement des responsabilités, je ne veux pas une paix basée sur l'impunité", a-t-il assuré. 

L'armée sud-soudanaise, loyale au président Kiir, est de son côté accusée d'avoir massacré de nombreux civils nuer dans la capitale Juba, après avoir réussi à chasser de la capitale les troupes pro-Machar mi-décembre.

AFP

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