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Nairobi, l'enfer du stationnement

On connaissait Nairobi pour son cosmopolitisme. On savait aussi que la capitale du Kenya était l’une des villes est-africaines connaissant un fort taux de criminalité. Beaucoup enfin apprécient Nairobi pour son modernisme et ses nouvelles technologies.

Mais voilà qu’une autre donnée doit désormais être prise en compte si vous décidez de louer une voiture lors d’un prochain séjour dans cette ville. Le journal économique Business Daily relaie dans son édition du 30 septembre une étude de l’observatoire d’IBM sur l’état de la circulation et du stationnement dans le monde. Une étude qui classe Nairobi parmi les villes où il est le plus difficile de garer sa voiture.

Cette situation a poussé au désespoir nombre d’automobilistes kényans. En effet, l’enquête d’IBM aboutit à un constat amer:

«En 2010, six automobilistes sur 10 ont dû abandonner au moins une fois leur recherche de place de stationnement et plus d’un quart des conducteurs affirment s’être déjà disputés dans un parking.»

L’enquête explique également qu’un habitant de Nairobi met en moyenne 31,7 minutes pour trouver une place de stationnement, contre 30 minutes à Bangalore, une ville du sud de l’Inde, et 41 minutes à Milan, en Italie. Le Business Daily souligne que ce temps passé à chercher à se garer génère du stress et de la frustration, mais qu’il a aussi un coût financier, sans apporter plus de détail.

«Aujourd'hui, il y a une quantité importante de données disponibles qui peuvent aider au décongestionnement des villes et à l’amélioration des services de transport, tels que le stationnement», indique un responsable de l’observatoire d’IBM.

Et c’est tout l’objectif de cette enquête, fait savoir le Daily Business: donner des clés pour améliorer les conditions de circulation et résoudre les problèmes d’urbanisme à Nairobi. Le journal rappelle ainsi que, d’après une enquête effectuée en 2008 par le service des transports kényan, le Kenya Bus Service, les embouteillages ont coûté au pays près de 30 milliards de shillings (environ 223 millions d’euros).

Lu sur Daily Business, IBM