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Maroc: un an de prison

Des peines allant jusqu'à un an de prison ferme ont été prononcées jeudi à l'encontre de 11 militants du mouvement pro-réformes du 20-Février qui avaient été arrêtés début avril lors d'une manifestation syndicale à Casablanca, selon un correspondant de l'AFP.

Poursuivis pour "organisation d'une manifestation non autorisée" et "violences envers des fonctionnaires de police, trois d'entre eux ont écopé d'un an ferme, d'après la même source. Le tribunal correctionnel d'Aïn Sebaa, dans la banlieue de la capitale économique, a condamné six autres à six mois de prison ferme, sur la base des mêmes charges.

Enfin, les deux derniers, qui avaient obtenu leur remise en liberté provisoire, ont écopé de deux mois avec sursis.

L'ensemble des prévenus devra en outre verser des dédommagements à hauteur de 50.000 dirhams au total (environ 4.500 euros) à la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), qui s'était portée partie civile.

L'annonce des jugements a entraîné de vives réactions de la part de proches, des mères s'effondrant en pleurs à même le sol, a constaté un photographe de l'AFP. Une trentaine de militants du 20-F étaient également présents devant le tribunal, d'après la même source.

Les 11 prévenus avaient été interpellés le 6 avril durant une "marche nationale" ayant rassemblé environ 10.000 personnes à Casablanca, à l'appel de trois des principaux syndicats du royaume, pour protester contre la politique du chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane.

Les versions divergent sur l'incident. Des ONG, dont l'Association marocaine des droits humains (AMDH, indépendant), affirment que le groupe de militants a été arrêté après avoir scandé des slogans "contre le régime dans son ensemble".

Mais une source policière a de son côté affirmé à l'AFP que cinq membres des forces de l'ordre avaient été blessés après avoir été pris à partie.

Né durant le printemps arabe, le mouvement du 20-F réclame des réformes sociales et politiques profondes au Maroc. Ses activités ont décliné au cours de l'année écoulée, les militants dénonçant une répression à leur égard.

Les autorités affirment, elles, que l'essentiel des revendications ont été satisfaites avec l'adoption à l'été 2011 d'une nouvelle Constitution, à l'initiative du roi.

AFP

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