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Afrique: forte croissance en 2014, mais des efforts encore nécessaires

L'activité économique du continent africain progressera de 4,8% cette année, puis de 5,7% en 2015, mais pour réaliser une réelle percée, il doit davantage profiter du marché international, selon un rapport annuel publié lundi.

Intitulé "Perspectives éocnomiques en Afrique", ce rapport est rédigé chaque année par l'OCDE, la Banque africaine de développement et le Programme des nations unies pour le développement (Pnud).

Il dresse cette fois le bilan d'"une Afrique résistante aux chocs intérieurs comme extérieurs et sur le point de connaître une solide croissance économique", expliquent les trois organismes dans un communiqué.

Selon eux, cette croissance est liée à une économie "plus diversifiée, tirée par la demande intérieure, les infrastructures et des échanges de produits manufacturés de plus en plus soutenus à travers le continent".

Mais, précisent-ils dans le rapport, plusieurs aléas pèsent en positif et en négatif sur cette prévision de croissance. 

D'abord, la situation géopolitique. "Trois ans après la révolution en Egypte, en Libye et en Tunisie, la stabilité politique dans la région n'a pas encore été complètement rétablie", estiment-ils, rappelant également la situation au Mali et en Centrafrique. Pour eux, il s'agit du "principal défi" à relever pour le continent.

Si les exportations africaines, "tirées par des prix élevées, ont progressé plus vite en 2012 qu'aucune autre région au monde" (+6,1%), les importations augmentent encore deux fois plus vite (+13,8% par an), précisent-elles dans le rapport. 

Et surtout, les exportations restent dominées par les produits de première nécessité à faible valeur ajoutée qui n'ont représenté la même année que 3,5% des exportations mondiales de marchandises.

"Les fournisseurs africains ont besoin d'un environnement commercial propice à l'engagement vers une montée en gamme des chaînes de valeur régionales et mondiales", expliquent les trois organismes dans le rapport.

"Le continent doit éviter de s'enliser dans des activités à faible valeur ajoutée", ajoutent-ils. 

En conséquence, les trois organismes recommandent des investissements dans des secteurs porteurs, des gains de compétence et des créations d'emplois, ainsi que l'acquisition de nouvelles technologies, savoirs et informations.

"Fortes d'une démographie dynamique, d'une urbanisation rapide et d'une richesse en ressources naturelles, les économies africaines ont une incroyable carte à jouer", estime Mario Pezziini, directeur du centre de développement de l'OCDE cité dans un communiqué.

Côté positif, les trois organismes soulignent les "progrès remarquables réalisés dans le domaine du développement humain, qui se traduisent par des taux de pauvreté plus faibles, une hausse des revenus, de meilleurs taux de scolarisation et de couverture médicale".

 

 

AFP

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