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Soudan du Sud: la guerre fait rage dans un Etat pétrolier du Nord

Des combats se sont poursuivis jeudi au Soudan du Sud, qui entrait dans son sixième mois de sanglant conflit, les belligérants continuant de s'accuser mutuellement de violer un accord de cessez-le-feu signé le 9 mai.

Les deux camps ont fait état d'intenses affrontements dans l'Etat pétrolier du Haut-Nil (nord-est), dont est extrait la quasi-totalité du pétrole sud-soudanais, le conflit ayant abouti à la fermeture de la plupart des puits de l'autre Etat pétrolier, celui d'Unité.

Selon le porte-parole de l'armée sud-soudanaise Philip Aguer et son homologue de la rébellion Lul Ruai Koang des tirs d'artillerie et d'intenses combats se sont déroulés jeudi à Dolieb Hill, dans le sud du Haut-Nil, et dans la zone de Renk, dans le nord de l'Etat.

"Nous allons continuer à respecter strictement l'accord de paix, mais nous ne permettrons pas que les rebelles profitent de ce cessez-le-feu pour continuer à se déplacer et à attaquer nos positions", a déclaré le colonel Aguer à l'AFP.

Lul Ruai Koang a accusé de son côté les troupes gouvernementales jeudi de "bombardements incessants et intensifs" des positions rebelles à Dolieb Hill.

Il a aussi accusé l'armée sud-soudanaise d'attaquer "continuellement" dans la zone de Renk, située au nord des champs pétroliers de Palouch, principal gisement encore en activité, Palouch, mais le colonel Aguer a affirmé de son côté que les rebelles avaient attaqué les premiers.

En proclamant son indépendance en juillet 2011, le Soudan du Sud espérait tourner la page d'une des plus longues et meurtrières guerre d'Afrique, qui opposa entre 1983 et 2005 Khartoum à une rébellion sudiste, désormais au pouvoir à Juba.

Mais le jeune pays a replongé dans un nouveau conflit, issu de la rivalité à la tête du SPLM, le parti au pouvoir, entre le président Salva Kiir et son ancien vice-président Riek Machar, à laquelle se sont greffées de vieilles rancunes entre les deux principaux peuples du pays, Dinka et Nuer, auxquels ils appartiennent respectivement.

Les combats et les massacres et exactions contre les civils sur des bases ethniques qui les accompagnent ont déjà fait des milliers, voire des dizaines de milliers de morts et ont chassé plus de 1,2 million de Sud-Soudanais de chez eux.

AFP

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