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Centrafrique: le gouvernement "réaménagé dans les prochains jours"

Le Premier ministre centrafricain André Nzapayéké a annoncé lundi que son gouvernement serait "réaménagé dans les prochains jours", dans un contexte de violences intercommunautaires persistantes.

"Le gouvernement, qui sera réaménagé dans les prochains jours, sera le gouvernement de tous les Centrafricains, et n'½uvrera que dans l'intérêt de tous les Centrafricains, musulmans ou chrétiens", a déclaré M. Nzapayéké en présentant sa feuille de route au Conseil national de transition (CNT, Parlement provisoire).

"L'objectif principal est la restauration de la sécurité et l'instauration de la paix sur l'ensemble du territoire", a affirmé le chef du gouvernement. 

Il faudra aussi "accélérer le processus de désarmement, démobilisation et réinsertion" des combattants, et "réorienter la réforme du secteur de la sécurité sur de nouvelles bases", a-t-il ajouté.

"Tout ceci devra contribuer à la création de conditions nécessaires pour une paix durable et aboutir au final au bon déroulement du processus électoral", le calendrier de la transition prévoyant la tenue d'élections générales d'ici début 2015, a-t-il précisé.

Le Premier ministre a estimé que 1,455 milliard de dollars (environ 1 milliard d'euros) était nécessaire pour mettre en oeuvre la feuille de route, dont seulement 100 millions à la charge de l'Etat centrafricain, tout le reste étant du ressort des bailleurs internationaux.

La feuille de route a quatre piliers: "la restauration de la sécurité et de la paix, l'assistance humanitaire, la politique et la gouvernance, la relance économique".

Bien que le gouvernement ait pris ses fonctions fin janvier, la feuille de route n'avait pas pu être présentée aux parlementaires à cause de l'insécurité, selon les autorités de transition.

Evoquant son bilan depuis trois mois, le chef du gouvernement a ensuite estimé que "la situation sécuritaire à Bangui s'améliore progressivement et significativement. On note une baisse considérable des violences".

"Les écoles ont commencé à rouvrir, l'université a repris (...) fonctionnaires et agents de l'Etat (ont pu) reprendre le service. Les activités économiques ont aussi repris", a ajouté M. Nzapayéké.

Dans la capitale, "les violences relèvent beaucoup plus de la criminalité que d'affrontements entre les groupes armés", a-t-il jugé, alors que les violences entre ex-rebelles et milices ont fait plusieurs dizaines de morts en province ces dernières semaines.

La Centrafrique, à l'histoire jalonnée de coups d'Etat, rébellions et mutineries, a sombré dans le chaos et les violences intercommunautaires lorsque l'ex-rébellion Séléka, majoritairement composée de musulmans et de mercenaires étrangers, a détenu le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014 dans un pays composé à 80% de chrétiens, multipliant les exactions.

Des milices chrétiennes hostiles aux combattants Séléka et plus généralement aux musulmans se sont formées, semant elles aussi la terreur parmi les civils et plongeant le pays dans une crise humanitaire sans précédent.

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