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Nigeria: les trois Néerlandais enlevés libérés

Les trois Néerlandais qui avaient été enlevés dimanche par des hommes armés dans une région pétrolifère du sud du Nigeria ont été libérés, a confirmé samedi soir le ministère néerlandais des Affaires étrangères.

"Je peux confirmer qu'ils ont été libérés et qu'ils sont sains et saufs", a assuré à l'AFP une porte-parole du ministère, Joanne Doornewaard, ajoutant que l'ambassadeur des Pays-Bas dans le pays était en route vers le Delta du Niger, où l'enlèvement avait eu lieu.

Le ministre des Affaires étrangères a indiqué sur sa page Facebook être "soulagé" que les trois ressortissants soient désormais libres.

"Une période stressante pour ceux qui étaient retenus et leurs familles est désormais heureusement terminée", a-t-il écrit.

Sunny Ofehe, un activiste écologiste nigérian qui les accompagnait au moment de l'enlèvement mais qui avait été libéré en début de semaine, avait annoncé une heure plus tôt leur libération à la télévision publique néerlandaise NOS.

Le porte-parole du ministère a indiqué n'avoir "aucune information" sur un possible paiement de rançon ou sur une date de retour au pays.

Les trois Néerlandais et les deux Nigérians qui les accompagnaient, dont M. Ofehe, avaient été enlevés dans le delta du Niger alors qu'ils se rendaient dans un hôpital construit par le géant pétrolier américain Chevron. Ils travaillaient ensemble sur un projet de magazine sur le Nigeria.

L'un des Néerlandais est un réalisateur de documentaires, selon la chaîne néerlandaise NOS. Les deux autres, un homme et une femme, travaillent pour l'imprimerie néerlandaise Gerrits&Leffers, selon cette entreprise.

Selon M. Ofehe, l'argent était le motif de l'enlèvement. Ses ravisseurs lui auraient déclaré, a-t-il expliqué dans une interview à la NOS mardi, "qu'ils n'avaient pas de travail, que les compagnies pétrolières dans la région n'engageaient pas les gens du pays et qu'en conséquence, ils avaient été forcés de le faire".

Des dizaines d'expatriés ont été kidnappés dans le passé dans la région instable du delta du Niger, et la majorité d'entre eux ont été relâchés après le versement d'une rançon.

A cause des risques d'enlèvements dans cette région, les employés du secteur pétrolier sont toujours accompagnés d'une escorte armée pour se déplacer, ce qui n'est pas le cas des journalistes et des employés de la société civile notamment.

Le Delta du Niger, qui abrite la plus importante industrie pétrolière d'Afrique avec une capacité de plus de deux millions de barils de brut par jour, a connu des années d'instabilité.

Les violences ont diminué après un accord d'amnistie conclu en 2009 avec les rebelles actifs dans la région. Mais la criminalité reste importante, avec des vols massifs de brut et des enlèvements pour obtenir des rançons.

Les habitants du Delta du Niger n'ont globalement pas bénéficié des énormes revenus de l'industrie du pétrole, gaspillés dans la corruption tandis que des fuites de brut très importantes ont dévasté l'environnement.

Le programme d'amnistie, qui comprend de grosses sommes d'argent réglées aux ex-militants, prend fin en 2015, et selon les experts, les violences pourraient reprendre si ce programme n'est pas renouvelé.

 

 

 

AFP

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