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Nigeria: marche de parents sur les lieux de l'enlèvement de lycéennes

Des centaines de parents se sont rassemblés jeudi pour une marche de protestation à Chibok, la ville du nord-est du Nigeria où des dizaines de jeunes filles ont été enlevées il y a plus de deux semaines par les islamistes de Boko Haram.

"Nous, les parents, nous sommes réunis devant le domicile d'un chef local du district de Garu à Chibok pour présenter notre dossier aux gouvernement de l'Etat de Borno et au gouvernement fédéral", a déclaré un des manifestants, Enoch Mark, dont la fille et deux nièces figurent parmi les jeunes filles enlevées.

"Nous voulons que les Nations unies viennent nous aider à sauver nos filles. Par cette marche, nous voulons dire au monde entier que nous avons besoin de son aide pour obtenir la libération de nos filles", a-t-il ajouté à l'AFP.

Cette initiative survient au lendemain d'une autre marche de plusieurs centaines de femmes sur le parlement d'Abuja, la capitale fédérale. Le collectif "Femmes pour la paix et la justice" avait appelé à une "marche de protestation d'un million de femmes" contre l'incapacité des autorités à retrouver la trace des jeunes filles, âgées de 12 à 17 ans enlevées le 14 avril au lycée de Chibok.

Hadiza Bala Usman, l'organisatrice de la marche, avait promis que la mobilisation se poursuivrait jusqu'à la libération des lycéennes.

Des marches semblables ont eu lieu mercredi dans les Etats de Kano et Oyo, dans le nord et l'ouest du Nigeria.

"Je préfèrerais être échangée contre la liberté de ma fille. Mieux vaut mourir que de vivre dans la détresse que nous connaissons depuis leur enlèvement", a dit une mère de Chibok.

"Nous appelons notre gouvernement à se réveiller et à sauver nos filles", a-t-elle dit.

Selon les responsables de l'Etat de Borno, 129 jeunes filles ont été enlevées et 52 se sont ensuite échappées, laissant 77 prisonnières. Mais les habitants de Chibok, et notamment la directrice du lycée, affirment que 230 filles ont été enlevées et que 187 restent captives.

A Chibok, les parents sont d'autant plus inquiets que les victimes pourraient avoir été emmenées au Cameroun et au Tchad voisins pour y être mariées de force.

Boko Haram, dont le nom signifie "l'éducation occidentale est un péché", a souvent attaqué des établissements scolaires du nord du Nigeria. Mais c'est la première fois qu'un tel enlèvement est perpétré par les extrémistes qui réclament un Etat islamiste dans cette région à majorité musulmane.

AFP

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