mis à jour le

Dépouillement des bulletins, Alger, 17 avril 2014 / AFP
Dépouillement des bulletins, Alger, 17 avril 2014 / AFP

Présidentielle algérienne: dans tous les cas, le vainqueur, c'est l'abstention

Une participation faible et des tensions dans tout le pays, un scrutin surréaliste.

La journée a bizarrement commencé avec un homme parti d’un bureau de vote, une urne sous le bras, à Béjaïa. Plus tard, comme si de rien n’était, le chef de l’Etat, qui n’était pas apparu en public depuis mai 2012, est sorti de chez lui en fauteuil roulant pour se rendre au bureau de vote. Toute la journée, des émeutes ont secoué la Kabylie: à Béjaïa, des jeunes ont brûlé des pneus et coupé la route nationale dans la nuit de mercredi à jeudi. A Tizi Ouzou, des affrontements ont éclaté entre manifestants et forces de l’ordre.

A Bouira, des bureaux de vote ont été saccagés. En fin de journée, un bilan relevait une soixantaine de blessés. Pendant que la télévision officielle diffusait des images d’Algériens en train de courir pour aller voter, se félicitant de la «convivialité» et de la «sérénité» dans laquelle se tenait le scrutin, la police et la gendarmerie déployaient plus de 260.000 hommes dans tout le pays, appuyés par une couverture aérienne. La journée s’est finalement terminée dans un déluge de taux de participation donnés par des QG de candidats, des médias, des magistrats, sans qu’un seul taux officiel ne soit encore annoncé depuis celui de 17h: 37,04%. Enfin, à 22h40, le verdict est tombé: 51,70%.

Soit bien moins qu’en 2009 où il était de 74,11%. Et déjà, dans la soirée, les partisans du président Bouteflika commençaient à défiler dans les rues d’Alger pour fêter la victoire. Le FLN s’est quant à lui félicité de l’affluence qui «dénote de la grande prise de conscience par le peuple de l’ampleur de la responsabilité qui lui incombe et dont il a toujours été à la hauteur». Si le chiffre a mis tant de temps à tomber, c’est qu’il résume tout l’enjeu de la présidentielle. «L’abstention, qu’elle procède d’une indifférence ou d’une attitude immotivée, dénote une propension délibérée à vouloir demeurer en marge de la nation», avait prévenu Bouteflika. Pendant toute la campagne, les représentants du président sortant avaient lourdement insisté sur «la nécessité de voter au nom de la stabilité».

Lire la suite sur El Watan

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

Ses derniers articles: Les dix pays les pires pour les enfants sont tous situés en Afrique  Des dizaines de langues locales sont en voie de disparition en Afrique  Oui, le débit internet est plus rapide au Kenya qu'aux Etats-Unis 

Abdelaziz Bouteflika

Scandale

En Algérie, une chaîne télé fermée pour avoir accueilli l'ex-chef de l'Armée islamique du salut

En Algérie, une chaîne télé fermée pour avoir accueilli l'ex-chef de l'Armée islamique du salut

Flou

C'est avant que l'opposition aurait dû faire bloc contre Bouteflika

C'est avant que l'opposition aurait dû faire bloc contre Bouteflika

Algérie

Pourquoi l'Algérie doit changer de modèle économique

Pourquoi l'Algérie doit changer de modèle économique

Algérie

AFP

Crash d'Air Algérie en 2014: la compagnie Swiftair mise en examen en France

Crash d'Air Algérie en 2014: la compagnie Swiftair mise en examen en France

AFP

Un écrivain humilié

Un écrivain humilié

AFP

Les avions d'Air Algérie cloués au sol par une grève

Les avions d'Air Algérie cloués au sol par une grève

Ali Benflis

présidentielle algérienne

Et c'est reparti pour cinq ans (en théorie)

Et c'est reparti pour cinq ans (en théorie)

Présidentielle algérienne

Bouteflika en passe d'être réélu sur un fauteuil roulant

Bouteflika en passe d'être réélu sur un fauteuil roulant

Algérie

Les Algériens élisent leur président

Les Algériens élisent leur président