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Mali: attaque du domicile de l'ex-président Konaré, 3 suspects interpellés

La police interrogeait mercredi trois individus considérés comme des suspects dans l'attaque armée ayant visé la semaine dernière la résidence privée à Bamako de l'ex-président malien Alpha Oumar Konaré, a appris l'AFP de source policière.

"Il y a eu trois interpellations" dans le cadre des enquêtes sur "l'attaque contre le domicile de l'ex-président. Les suspects sont en garde à vue", a affirmé cette source policière.

"A ce stade, on ne peut pas dire que ce sont les coupables", a-t-elle dit, refusant de s'exprimer davantage.

Aucune précision n'avait pu être immédiatement obtenue sur les dates, lieux et circonstances de ces interpellations, ainsi que les identités des suspects.

Alpha Oumar Konaré a dirigé le Mali pendant dix ans (de 1992 à 2002), avant d'être président de la Commission de l'Union africaine (UA) de 2003 à 2008. En 2013, il a été nommé chef d'un groupe de médiateurs dans la crise en Egypte.

Dans la nuit du 4 au 5 avril, sa résidence dans le quartier de Titibougou (sortie est de Bamako) a été la cible d'une attaque d'une dizaine d'hommes armés. Un des assaillants a été tué lors de la riposte de la garde officielle mise à la disposition de l'ex-président.

M. Konaré lui-même était absent de son domicile lors de l'attaque. Cependant son épouse, Adame Ba Konaré, célèbre historienne et intellectuelle malienne, était dans la résidence avec plusieurs membres de la famille, mais tous sont hors de danger, d'après leur entourage.

Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. Au lendemain de l'attaque, un haut responsable avait indiqué privilégier la piste d'une bande armée spécialisée dans le vol de fils électriques.

La présidence malienne a condamné une attaque "barbare", "cette attaque gratuite et lâche", en exhortant "les autorités chargées de l'enquête à tout mettre en oeuvre pour chercher et punir les auteurs et complices de l'agression".

"Les enquêtes se poursuivent toujours. L'assaillant tué n'a rien d'un militaire" et les enquêteurs sont sceptiques quant à l'hypothèse d'une tentative d'assassinat ou d'une opération commando, a indiqué mercredi soir à l'AFP une source sécuritaire.

"S'il s'était agi d'un commando, la garde (pour la sécurité de l'ex-président) n'aurait pas tenu. On pense que ce sont des bandits spécialisés dans le vol de câbles", certains assaillants avaient "des armes artisanales", a-t-elle dit.

AFP

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