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Mauritanie: échec de négociations pour relancer le dialogue

Le pouvoir et l'opposition en Mauritanie ont échoué mardi après-midi lors d'une première réunion préparatoire de leurs négociations sur l'élection présidentielle prévue mi-2014 à la suite d'un désaccord autour de préalables posés par le gouvernement.

Aucune indication n'a été donnée sur les conséquences de ce premier couac dans les pourparlers mais, de sources proches du pouvoir, on affirme que "le contact n'est pas rompu" et que des "efforts seront poursuivis pour parvenir à un accord".

La réunion regroupait trois "pôles": des représentants de la majorité au pouvoir et ceux de deux coalitions de partis de l'opposition - la Coordination pour une alternance pacifique (CAP, considérée comme modérée) et le Forum national pour l'unité et la démocratie (FNUD, considérée comme radical).

Le FNUD regroupe la formation islamiste Tewassoul et les onze partis de la Coordination de l'opposition démocratique (COD).

La rencontre devait travailler à déterminer l'ordre du jour des négociations entre les trois pôles pour la tenue d'une présidentielle dans des "conditions maximales de transparence et de parfaite organisation", a affirmé en ouvrant les travaux le ministre mauritanien de la Communication, Sidi Mohamed Ould Maham, également porte-parole du gouvernement.

Cette référence au respect des délais constitutionnels a été rejetée par les représentants du FNUD qui y ont vu une "condition préalable" et ont aussitôt quitté la salle de réunion en signe de protestation.

"Nous avons convenu avec le pouvoir que nous devons venir à cette rencontre sans préalable, nous estimons que cette formulation portant sur le respect des délais constitutionnels en est une. Pour cela, nous nous retirons", a affirmé à la presse l'un des membres de la délégation, Ahmed Ould Lafdal.

Un membre de l'exécutif doit être présent "tout le long des pourparlers, car notre dialogue se fait avec l'exécutif et non avec des partis politiques qui peuvent bien y prendre part", a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a régulièrement affirmé ces dernières semaines que "tout est négociable sauf le délai de l'organisation de la présidentielle, qui est fixé par la Constitution, et la formation d'un gouvernement d'union nationale" réclamé par l'opposition.

Pour M. Ould Maham, l'organisation du scrutin relève désormais de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), qui est "un organe indépendant où opposition et pouvoir sont représentés".

AFP

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