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Kenya: les suspects impunis d'une agression bientôt inculpés de viol

Les six agresseurs présumés d'une adolescente kényane, identifiés mais restés impunis - ce qui avait déclenché un scandale au Kenya -, vont finalement être inculpés de viol collectif, a annoncé mardi le ministère public dans un communiqué.

Le récit, par la presse kényane, de la brutale agression de "Liz", 16 ans, en juin 2013 et l'inaction de la police - qui avait remis en liberté ses agresseurs présumés après leur avoir fait débroussailler les abords du commissariat -, puis de la justice, avaient suscité l'indignation au Kenya et à l'étranger.

Au vu de l'examen des indices fournis après l'ouverture d'une nouvelle enquête, le Parquet général du Kenya (ODPP) a mardi "ordonné que les suspects soient inculpés de viol collectif".

Un seul de six suspects, simplement inculpé de "coups et blessures", a comparu fin mars devant un tribunal kényan, mais l'audience a été ajournée au 8 avril. L'ODPP a exigé que l'inculpation de viol collectif soit ajoutée ce jour-là et que les cinq autres suspects "en fuite" soient appréhendés et déférés.

Le Parquet général a également confirmé mardi l'ouverture d'une enquête sur "la conduite des policiers qui n'ont pas traité comme ils l'auraient dû la plainte déposée par Liz".

Selon les médias kényans, la jeune fille, identifiée sous ce pseudonyme, a été battue, violée et jetée dans une fosse septique par six hommes en juin 2013, alors qu'elle revenait des funérailles de son grand-père dans l'ouest du Kenya.

La presse avait raconté qu'elle connaissait certains de ses agresseurs et que trois d'entre eux avaient été conduits par des habitants au poste de police. Mais les policiers les avaient laissé repartir, après leur avoir simplement ordonné de débroussailler les abords du commissariat.

Le chef de la police kényane, David Kimaiyo, avait mis en doute en novembre le témoignage de la jeune fille et laissé entendre qu'aucune poursuite pour viol ne serait engagée.

Le viol est une problème important au Kenya mais, selon les groupes de défenseurs des droits de l'homme, les plaintes sont rarement prises au sérieux par la police.

AFP

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