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Un bâtiment détruit après une attaque de Boko Haram. REUTERS/Olatunji Omirin
Un bâtiment détruit après une attaque de Boko Haram. REUTERS/Olatunji Omirin

L'école comme arme de guerre

Le phénomène est de plus en plus fréquent, utilisé par Boko Haram et d'autres.

Il y a une semaine, la secte islamiste nigériane Boko Haram attaque un collège dans l’Etat de Yobe, dans le nord du pays. Bilan: 43 personnes tuées dont une majorité d’élèves. Cette attaque n’était pas la première du genre perpétrée par Boko Haram. Le mouvement terroriste s’en prend fréquemment aux établissements scolaires.

Le phénomène semble d’ailleurs très répandu, si l’on en croit le tout nouveau rapport, «Education Under Attack» de la Coalition mondiale pour protéger l’éducation des attaques (GCPEA). Le document, dont La Voix de l’Amérique se fait un large écho, affirme qu’attaquer les écoles et universités est devenu une véritable arme de guerre. Pour cela, commente La Voix de l’Amérique, le rapport s’est basé sur une série d’attaques entre 2009 et 2013 dans 30 pays, qui visaient délibérément des élèves ou des enseignants.

«Les attaques contre les écoles, les enseignants, les étudiants, les professeurs et des universitaires sont beaucoup plus répandues que cela avait été documenté. Les écoles sont incendiées ou la cible de bombes. Les enseignants sont enlevés ou victimes d’extorsion. Dans les écoles et les universités à travers le monde, des élèves et étudiants sont recrutés dans les forces armées», explique Diya Nijhowne, la directrice de la Coalition mondiale pour protéger l’éducation des attaques.

Mais une fois que ce triste tableau est brossé, l’on peut tout de même se demander ce qui justifie ce choix de s’attaquer aux élèves et aux écoles.

«Les écoles et les enseignants représentent souvent les Etats et ils sont donc des cibles faciles, pour les bombes notamment. C’est facile de leur tirer dessus», indique le rapport de la GCPEA.

En ce qui concerne l’Afrique, si cela est souvent arrivé au Nigeria, d’autres pays connaissent le même problème. C’est le cas en Centrafrique, en République démocratique du Congo, ou encore en Ethiopie ou au Kenya. Le rapport eexplique aussi que pendant la crise postélectorale en Côte d’ivoire entre 2010 et 2011, «plus de 500 écoles et universités ont été détruites, endommagées, pillées ou utilisées par des groupes armés et les forces militaires nationales».

Lu sur Protecting Education, La Voix de l’Amérique

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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