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Guinée-Bissau: l'ONU appelle

Le Conseil de sécurité de l'ONU a exhorté mercredi les autorités de transition en Guinée-Bissau à tenir le calendrier électoral et ont menacé de sanctions "les individus, civils et militaires" qui s'opposeraient au retour à l'ordre constitutionnel.

Après plusieurs reports, les élections présidentielle et législatives en Guinée-Bissau ont été fixées au 13 avril, laissant espérer la fin d'une période d'instabilité déclenchée par un coup d'Etat il y a deux ans.

Ces élections auraient dû théoriquement se tenir au plus tard un an après le coup d'Etat du 12 avril 2012, qui avait renversé le régime du Premier ministre Carlos Gomes Junior.

Après avoir entendu un compte-rendu du représentant spécial de l'ONU en Guinée-Bissau José Ramos-Horta et tenu des consultations, les 15 pays membres du Conseil ont exprimé dans une déclaration unanime "leur inquiétude devant les retards dans le processus électoral".

Ils ont "souligné que ces retards avaient un impact négatif sur la santé économique et sociale du pays et sur sa fragile situation humanitaire et de sécurité".

"Il est impératif de tenir les élections présidentielle et législatives sans délai supplémentaire", ont affirmé les membres du Conseil.

Ils ont fait part de "leur intention d'envisager de nouvelles mesures si nécessaire, y compris des sanctions ciblées, contre les individus, civils et militaires, qui s'opposent aux efforts pour rétablir l'ordre constitutionnel".

Ils ont en particulier mis en garde les militaires contre la tentation de s'immiscer dans le processus électoral ou de ne pas respecter le résultat des scrutins.

Ils ont aussi demandé aux autorités de mettre fin à la "culture de l'impunité qui prévaut dans le pays", miné par le trafic de drogue.

M. Ramos-Horta a souligné devant le Conseil que l'inscription sur les listes électorales "avait été un succès incontestable": selon des chiffres provisoires, plus de 776.000 votants ont été enregistrés, ce qui correspond à 95% du total des électeurs potentiels, estimés à 810.961. "C'est un résultat surprenant et impressionnant", a-t-il estimé. "On s'attend à ce que la liste définitive soit au point à la fin de la semaine prochaine".

Désormais, a ajouté l'ancien président du Timor oriental et prix Nobel de la paix 1996, "les conditions techniques pour les élections sont en place et aucun retard supplémentaire ne devrait être envisagé". "Les élections auront lieu finalement au plus tard le 13 avril et il n'y aura aucune excuse" pour les retarder encore.

La Guinée-Bissau, ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'ouest indépendante depuis 1974, est actuellement dirigée par des autorités de transition installées en accord avec les militaires putschistes.

La Cedeao (Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest) a annoncé qu'elle allait renforcer son contingent de 750 soldats, présent en Guinée-Bissau depuis le coup d'Etat d'avril 2012, afin "d'assurer la sécurité de tous pendant les élections". 

AFP

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