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Migrants africains lors d'une manifestation à Holot en Israël, REUTERS / Amir Cohen
Migrants africains lors d'une manifestation à Holot en Israël, REUTERS / Amir Cohen

Tout le monde se fiche des demandeurs d'asile africains en Israël

Les migrants ne savent plus vers qui se tourner pour faire entendre leurs revendications.

En janvier dernier, Tel Aviv avait été secouée par de nombreuses manifestions des migrants africains. Ils étaient des dizaines de milliers à se lever contre le gouvernement demandant des meilleures conditions de vie, mais surtout un changement de la politique sur l’asile. Car, si aujourd’hui on compte des milliers de demandeurs d’asile en Israël, rares sont ceux qui parviennent à obtenir le fameux statut de réfugié, souligne le site Foreign Policy.

Le sort des migrants en Israël a déclenché de grands débats politiques. Si la gauche tente aujourd’hui de trouver des solutions avec des ONG telles que Human Rights Watch, la droite elle a mis en place un plan pour remédier à cette problématique. Le gouvernement encourage les départs volontaires, mais surtout il a réduit les demandes d’asile pour conserver le caractère juif de l'État d'Israël.

«Le statut de réfugié a été octroyé à un peu plus de 200 candidats depuis que le pays a été fondé en 1948. Entre 2009 et 2012, lorsque le gouvernement a repris l'examen des demandes d'asile pour la première fois, c’est l'Organisation des Nations unies qui gérait ce dernier, plus de 10.800 demandes d'asile ont été présentées, mais seulement 20 ont été approuvées. En 2013, Israël a examiné seulement 250 des 1.800 demandes d'asile et aucune n'a été approuvée, selon Haaretz, mais deux autres ont finalement été approuvées à la fin de janvier 2014 lors des protestations migrants», rapporte le portail.

En plus de sa politique de détention qui consiste à entreposer les immigrés dans des camps, dans lesquels ils doivent pointer trois fois par jour, Israël utilise des failles diplomatiques pour faire pression sur les migrants, tout en sachant qu’un retour dans leur pays d’origine est impossible. Et lorsque toutes les failles se sont usées, ils n’hésitent pas à utiliser des stratagèmes illégaux:

«En 2012, 20 Érythréens ont été laissés exposés à la chaleur et au froid, recroquevillés de l'autre côté des murs pendant plus d'une semaine avant d'être forcés de retourner d'où ils venaient. Les Forces de défense israéliennes (FDI) seraient également suspectées d'aller dans le Sinaï, afin de dissuader les gens avant même qu'ils n'atteignent la frontière», rapporte le site américain.

Face à tant d'hostilité, les migrants n'ont plus d'autre choix que de manifester et de s'appuyer sur les ONG, qui elles aussi peinent à faire attendre leur voix.

Lu sur Foreign Policy

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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