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Afrique du Sud: Malema promet "la vraie liberté"

Le leader populiste sud-africain Julius Malema a présenté son programme pour les élections de mai devant un stade comble près de Johannesburg, promettant "la vraie liberté" à la majorité noire, à savoir selon lui l'eau, l'électricité, l'emploi et des salaires corrects.

Décrivant l'Afrique du Sud actuelle, après vingt ans de gouvernement ANC, comme un pays "par terre" où "les Noirs ne sont toujours pas libres", il a repris ses thèmes connus d'exproprier les fermiers et de nationaliser les mines, mais aussi promis de créer plus de places à l'université, baisser le tarif des taxis collectifs, donner la priorité à l'embauche aux Noirs ou d'augmenter les allocations vieillesse et enfants.

"Il est temps maintenant de mettre du pain sur la table!", "Vous n'aurez plus besoin d'avoir honte!", a-t-il lancé, devant environ 30.000 personnes vêtues de rouge, massées dans le stade de Tembisa, après avoir dénoncé les "salaires d'esclave" gagnés par la majorité dans un pays comptant près de sept millions de chômeurs. 

"Dans cinq ans aucune communauté ne sera sans eau, ni sans électricité", a promis le leader du Front pour la liberté économique (EFF), le parti qu'il a créé après avoir été exclu de l'ANC en 2012 pour indiscipline. 

"La vraie liberté signifie l'électricité, l'eau, des emplois de qualité et des salaires permettant de vivre", "C'est notre responsabilité de mettre fin à la souffrance de notre peuple. Assez c'est assez, l'heure est venue de la liberté économique (...) il nous faut sauver l'Afrique du Sud de ses profonde inégalités (...)", a-t-il dit.

Selon lui, la majorité noire est "toujours privée de dignité", "les domestiques et ouvriers agricoles traités sans respect" et les diplômés "victimes de discriminations raciales".

Il a fait sienne la revendication des mineurs de platine en grève depuis un mois de porter les salaires de base à 12.500 rands (environ 830 euros), plus du double du niveau actuel, et il a promis un salaire minimum de 4.500 rands pour tous (300 euros).

"Juju" a aussi enjoint ses partisans à "ne se battre avec personne", alors qu'un meeting de Ligue de la jeunesse de l'ANC à quelques kilomètres faisait craindre des violences.

Il a aussi estimé qu'il fallait des tribunaux spéciaux et des peines de 20 ans de prison pour juger la corruption. Il est lui même poursuivi pour son implication dans une affaire de marchés publics truqués au Limpopo, sa province natale dirigée jusqu'en 2012 par un proche, et personnellement au bord de la faillite après un redressement fiscal.

AFP

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