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Rebelles libyens dans la ville de Al Noflea pendant la révolution, REUTERS / Esam Al-Fetori
Rebelles libyens dans la ville de Al Noflea pendant la révolution, REUTERS / Esam Al-Fetori

Libye: la crise pétrolière va-t-elle provoquer une intervention militaire?

La situation ne fait que se dégrade chaque jour et des milliards de dollars sont en jeu.

La Libye va mal et la situation s'aggrave de jour en jour. Entre les attentats, les enlèvements de travailleurs étrangers et nationaux, les affrontements entre milices, les pertes humaines sont considérables et l'économie libyenne s'éteint à petit feu. D'après le site Maghreb Emergent, le secteur pétrolier en 2013 a rapporté 40 milliards de dollars, soit 10 milliards de dollars en moins que les estimations de Tripoli. Des pertes qui pourraient entraîner une intervention militaire internationale.

Trois ans après la révolution, la population souffre toujours et l’économie suffoque. Le pétrole, qui boostait jadis l’économie avec des milliards de dollars de recettes, peine à reprendre son rythme sans cesse perturbé par des mouvements de grèves et des groupes qui revendiquent une partie des bénéfices. De 1,4 million de barils produits en octobre 2011, aujourd’hui la production table à 993.000 barils. Une situation préoccupante pour les investisseurs étrangers, qui s'inquiètient plus de l’avenir de la Libye que celui de l’Irak

«Les milieux pétroliers sont plus inquiets pour la Libye que pour l’Irak ou même pour le Nigeria… Il y a beaucoup d’interrogations sur le maintien ou non de la présence des compagnies étrangères. De plus, il y a une certaine forme d’autonomisation de l’est du pays. La probabilité de l’émergence d’un pouvoir régional qui revendiquerait de signer directement des contrats avec les compagnies étrangères n’est pas à exclure, un peu à l’image de ce qui se passe dans le Kurdistan irakien», explique un consultant français.

C’est donc dans ce contexte d’incertitude que deux rumeurs ont commencé à émerger, notamment dans la presse anglo-saxonne qui évoque la sécurisation des zones de production et d’exportation à destination des pays étrangers. Toutefois, ce projet serait difficile à mettre en place, car l’armée libyenne peine déjà à garantir la sécurité dans le pays. Deuxième rumeur, celle qui revient de manière récurrente et la plus crédible: une intervention militaire internationale en ce qui concerne le sud, devenu la plaque tournante d’approvisionnement des groupes armés du Sahel. Cependant, cette dernière hypothèse donnerait lieu à de nombreux affrontements et a été démentie par le pouvoir central libyen.

Lu sur Maghreb Emergent

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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