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Des centaines de Nigérians fuient une ville de peur d'une attaque de Boko Haram

Des centaines d'habitants d'une ville du nord-est du Nigeria attaquée à plusieurs reprises par Boko Haram ont fui leur domicile de crainte d'un nouveau raid du groupe islamiste qui a tué 43 personnes dans la région cette semaine, ont déclaré samedi des habitants.

Quelque 400 hommes de la ville de Bama se sont dirigés vendredi vers la capitale de l'Etat de Borno, Maiduguri, à quelque 35 km de là. Ils avaient été avertis par des habitants du village de Gombale, à une trentaine de km, que des membres du groupe islamiste armé s'y rassemblaient en vue d'une attaque sur Bama, a déclaré un des fuyards, Usman Adam.

"Tous les hommes valides, quelque 400 en tout, ont fui Maiduguri après que nous avons été mis en garde par des habitants de Gombale, de l'autre côté du fleuve, contre un rassemblement de Boko Haram dans la ville pour une attaque imminente de Bama", a-t-il dit à l'AFP.

Un autre habitant, Ibrahim Kolo, a ajouté que l'avertissement avait été pris au sérieux "étant donné ce qui s'est passé mardi à Konduga", un village de la région.

Mardi, des islamistes lourdement armés venus en véhicules tout-terrain ont lancé un raid sur le village situé lui aussi dans l'Etat de Borno, provoquant d'importantes destructions et tuant 39 personnes, selon le gouverneur du Borno, Kashim Shettima.

Quatre autres personnes ont aussi été tuées mardi dans un autre village de l'Etat, Wajirko.

Le Borno se situe à l'épicentre de l'insurrection lancée en 2009 par les islamistes et qui a déjà fait des milliers de morts dans le nord et le centre du Nigeria.

Bama a été la cible de plusieurs attaques de Boko Haram dans le passé qui y a visé des unités de l'armée et de la police, une prison et des bâtiments publics.

L'armée nigériane poursuit une vaste offensive contre Boko Haram depuis mai dernier au Borno et dans les Etats voisins d'Adamawa et Yobe placés en état d'urgence.

Mais les islamistes y poursuivent leurs attaques, s'en prenant aux forces de sécurité mais aussi aux milices d'auto-défense anti-Boko Haram formées par des habitants.

AFP

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