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Présentation d'un journal télévisé en Irak. REUTERS/Chris Helgren CLH/AA
Présentation d'un journal télévisé en Irak. REUTERS/Chris Helgren CLH/AA

Comment les médias anglo-saxons couvrent la Tunisie

Leur regard est souvent biaisé, parfois incomplet.

Depuis le printemps arabe, les médias mainstream s'intéressent tout particulièrement à l'Afrique du Nord, avec une couverture quasi-systématique des événements qui s'y déroulent. C'était, bien évidemment, le cas, avec la signature de la nouvelle Constitution tunisienne.

Une occasion pour la plateforme de blogs Nawaat de s'interroger sur la manière dont les principaux titres anglo-saxons ont traité les deux semaines qui ont suivi ce moment historique. Quels médias fallait-il suivre pour être le mieux informé sur la Tunisie ces deux dernières semaines?

À en croire les bloueurs de Nawaat, les Anglo-saxons avaient le choix. Pour les impatients CNN et Fox News diffusaient des résumés instantanés, appuyés par des clichés de leurs photographes, Moncef Marzouki et Mehdi Jomaa, le tout nouveau Premier ministre. Ceux allergiques aux articles longs pouvaient trouver dans le New York Times et le Huffington Post de courts récits étoffés par de multiples analyses et rappels à l’histoire.

Toutefois, tous ces articles, reportages et autres sources d’illustrations étaient porteurs d’un même message: l’optimisme. Comparé aux autres du pays du printemps arabe, la Tunisie était érigée au rang d’exemple, en particulier en ce qui concerne la liberté de religion et les droits des femmes. La signature de la Constitution, malgré les désaccords internes, est considérée par les Anglo-Saxons comme un signe d’espoir, un point de vue qui semble assez naïf à côté de celui de la chaîne qatarie Al Jazeera.

Parmi les sources d'information en langue anglaise, Al Jazeera English (à ne pas confondre avec son homologue aux États-Unis Al Jazeera Amérique) a livré la plus grande diversité dans le traitement de l'information. La chaîne basée au Qatar a donné une image plus mitigée de la transition tunisienne, sans oublier les aspects les plus sombres, ce que les Américains et les Anglais n'ont pas fait.

«Le regard d'Al Jazeera est moins porté sur le point culminant du processus de rédaction et plus sur le paysage économique, politique et social du pays… Une mise en valeur de la frustration collective et la colère poussée par le laps de temps et le manque de changement depuis 2011», révèle le blog.

En gros, selon Nawaat, la chaîne qatarie a été la source la plus complète. Le lectorat anglophone  pouvait donc y trouver un aperçu de l’atmosphère politique et sociale du pays.

Lu sur Nawaat

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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