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Kenya: un ex-journaliste, réclamé par la CPI, perd une bataille contre son extradition

L'ex journaliste kényan Walter Barasa, réclamé par la Cour pénale internationale (CPI) pour subornation de témoins dans le procès du vice-président kényan, perd une première bataille contre son extradition, un tribunal ayant confirmé vendredi la validité du processus.

M. Barasa, qui contestait le mandat d'arrêt réclamé à la justice par le ministre de l'Intérieur sur requête de la CPI, a néanmoins 14 jours pour faire appel de cette décision, période durant laquelle il restera en liberté, a décidé Richard Mwongo, le magistrat de la Haute Cour de Nairobi.

"Le demandeur n'a pas démontré que le processus d'extradition lancé par le ministre n'est pas valable. La Cour estime que la décision du ministre de réclamer un mandat d'arrêt est conforme à la loi", a expliqué le juge Mwongo.

"Le ministre de l'Intérieur, Joseph ole Lenku est désormais en droit d'entamer le processus contre M. Barasa, mais ce droit est suspendu durant 14 jours en attente d'un (éventuel) appel", a poursuivi le magistrat.

Il a souligné que seul le ministre de la Justice avait le pouvoir de s'opposer à la requête de la CPI et indiqué que M. Barasa, qui conteste les accusations de la cour, ne pouvait être entendu sur le fond de l'affaire qu'à La Haye.

La CPI a annoncé le 2 octobre avoir émis un mandat d'arrêt contre Walter Barasa, un ancien journaliste kényan âgé de 41 ans, qu'elle soupçonne d'avoir soudoyé ou tenté de soudoyer des témoins de l'accusation cités au procès du vice-président William Ruto.

Le vice-président kényan est jugé pour crimes contre l'humanité depuis le 10 septembre devant la CPI pour son rôle présumé dans les violences politico-ethniques qui avaient suivi le résultat contesté de la présidentielle de fin 2007.

Le bureau du procureur de la CPI a, à plusieurs reprises, dénoncé des intimidations présumées de témoins dans ce procès, ainsi que dans celui du président kényan Uhuru Kenyatta - également accusé de crimes contre l'humanité pour son implication dans ces violences - dont l'ouverture a été reportée sine die le 23 janvier.

MM. Kenyatta et Ruto, qui étaient dans les deux camps adverses lors de ces élections, ont été élus à la tête de l'Etat sur un "ticket" commun lors de la présidentielle de mars 2013, qui s'est déroulée pacifiquement.

 

AFP

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