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Tunisie: sécurité et économie, les défis

Rétablir la sécurité face au "terrorisme" et créer les conditions pour relever l'économie sont les clés pour permettre la tenue d'élections en 2014, a déclaré mardi Mehdi Jomaâ, en demandant la confiance de l'Assemblée pour devenir Premier ministre de la Tunisie.

Il ne faut "pas oublier les difficultés de cette période de transition : difficultés sécuritaires, économiques, sociales et politiques. Le but suprême est d'aller vers des élections libres et intègres", a-t-il déclaré devant la Constituante, qui doit procéder au vote de confiance dans la journée.

A ce titre, les priorités sont "d'imposer la sécurité et de rassurer le peuple", et de "remédier à la situation économique".

"Si le terrorisme menace la sécurité de l'Etat, nous sommes déterminés à répliquer à ce défi et à imposer la loi (...) il n'y a pas de place pour le terrorisme", a-t-il martelé.

La Tunisie est minée par l'essor d'une mouvance jihadiste depuis la révolution ayant conduit à la chute de Zine El Abidine Ben Ali en janvier 2011.

M. Jomaâ a d'ailleurs été appelé à former un cabinet d'indépendants pour mettre fin à une profonde crise politique déclenchée en juillet par l'assassinat d'un député d'opposition attribué à cette mouvance. Nommé après de longues négociations politiques, il devrait obtenir sauf surprise la confiance des députés.

Mehdi Jomaâ a par ailleurs insisté sur les efforts à faire sur le plan économique en "arrêtant l'hémorragie des finances publiques", "reprenant les projets d'infrastructure", "développant les régions" avec "le soutien des (pays) frères et des institutions internationales".

Mais il a aussi appelé au "calme social", en référence aux grèves sauvages et blocages réguliers d'entreprises, notamment publiques, pour les forcer à des embauches dans ce pays gangréné par un chômage chronique, notamment chez les jeunes diplômés.

"Il est certain que notre économie va se développer si nous bâtissons une culture du travail. Il faut rompre avec les comportements portant atteinte à l'économie, nous ne serons pas tolérants vis-à-vis du chaos", a-t-il martelé.

La misère et le chômage étaient des facteurs au c½ur de la révolution de 2011. Des conflits sociaux, parfois violents, interviennent encore régulièrement.

AFP

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