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Vendeuse de rue à Libreville au Gabon, REUTERS/Luc Gnago
Vendeuse de rue à Libreville au Gabon, REUTERS/Luc Gnago

Au Gabon, les Mpongwès font de la résistance

Deuxième groupe de populations minoritaires après les pygmées, les mpongwès se raccrochent tant bien que mal à leur patrimoine.

Les mpongwès sont établis depuis des millénaires sur l'estuaire du Gabon qui se jette dans le golfe de Guinée. Fins négociateurs entre les peuples de l'intérieur et les commerçants navigateurs, ils font partie de la grande famille des bantous, et sont aujourd’hui en minorité à Libreville, la capitale du pays, selon Jeune Afrique. Cependant, afin de ne pas voir leur héritage traditionnel disparaître les mpongwès continuent de développer leur culture.

«Je vais chez les mpongwès» est l’expression qui désigne le fait de se rendre dans la capitale gabonaise. Et pour cause ils étaient les premiers habitants de cette ville, rappelle le portail Gabon Libre, mais lorsque, après l’indépendance, Libreville est devenue la capitale du pays, de nombreux Gabonais sont venus s’y installer.

«Les mpongwès ne représentent plus aujourd'hui qu'une petite fraction de ses 700.000 habitants actuels. Moins de 5.000 personnes parlent encore leur langue. La communauté reste cependant l'une des mieux structurées du pays et dispose d'une chefferie afin de faire entendre sa voix sur la scène politique», explique le magazine africain.

De peur de voir leur patrimoine traditionnel s’éteindre, les mpongwès ont créé des structures pour la sauvegarde de leur culture. C’est pourquoi la chefferie traditionnelle joue un rôle important. Autrefois très présents dans la communauté gabonaise, ils se sont distingués dans de nombreux domaines. On peut citer:

«L’écrivain André Raponda-Walker, père de la recherche gabonaise, le musicien Georges Damas, compositeur de l'hymne national, le cinéaste Imunga Ivanga ou Jean-Noël Gassita, pharmacologue renommé, ou encore son fils Frédéric, dont les talents de pianiste sont reconnus internationalement»,

Minoritaires sur leurs propres terres, aujourd’hui on se souvient des Mpongwès grâce à un célèbre chef comme Antchuwè Kowè Rapontchombo, le «roi Denis». En 1839, il avait cédé à la France un terrain face à Libreville, sur l'autre rive du Komo. Autre souvenir de leurs rôles dans l'histoire du pays, des noms comme Raponda-Walker ou Barro-Chambrier. Des personnes au teint clair et métissés qui rappellent les alliances conclues alors entre ces autochtones et les Européens.

Lu sur Jeune Afrique et Gabon Libre

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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