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Des élèves utulisant des ordinateurs pour étudier à Elswood en Afrique du sud, REUTERS / Mike Hutchings
Des élèves utulisant des ordinateurs pour étudier à Elswood en Afrique du sud, REUTERS / Mike Hutchings

Les petites geeks de Kampala

À des milliers de kilomètres de la Silicon Valley, des Ougandaises se familiarisent avec une discipline généralement réservé à la gent masculine: l'informatique.

Et si la prochaine Marissa Mayer se cachait en Ouganda? Cela est fort possible, car les Ougandaises seraient en passe de devenir les nouvelles geeks d’Afrique. D’après le site The Daily Beast, elles ont désormais accès à des cours d’informatique chaque semaine, grâce l’organisation GirlGeekKampala, qui les encourage et les forment.

Dans de nombreux pays d’Afrique comme en Ouganda les garçons sont encouragés à suivre des filières scientifiques au détriment de leurs jeunes camarades que l’on cantonne aux activités féminines. C’est pour lutter contre ses préjugés que Christine Ampaire, Richard Zulu et Victor Miclovich ont créé GirlGeekKampala en 2012.

Ce trio ougandais était frustré de voir les barrières structurelles et culturelles qui maintenaient les femmes à l’écart des secteurs scientifiques, technologiques, ingénieries et mathématiques (STEM). Des enjeux auxquels Christine Ampaire a aussi été confronté au cours de sa scolarité. 

«Il y a cette ambiance, cette chose qui fait que les filles sont poussées vers les arts et les garçons sont poussés vers les sciences», explique-t-elle.

Mais chez GirlGeekKampala chacun est libre de suivre sa propre voie et ses ambitions personnelles à l’image de Joldeen Mirembe, âgée de 23 ans. Cette jeune femme a appris en un an à concevoir un site Internet et à programmer une application. Une chose qu’elle n’aurait sûrement pas pu faire dans le cadre d’études universitaires, majoritairement suivi par des hommes.

«Parfois, quand vous programmez avec des garçons, les filles sont un peu timides n’ose pas prendre la parole et dire qu’elles ne comprennent pas.»

C’est donc pour éviter ces petits tracas que l’association organise chaque samedi des sessions en groupe restreint. Mais GirlGeekKampla ne fait pas le poids face à la source du problème: le système éducatif et les professeurs. Les enseignants sont ici accusés de noter les élèves de façon impartiale. Une méthode qui reprend une étude menée par International Journal of Gender, en 2011, selon laquelle, les deux tiers des femmes interrogées ont déclaré que «la société les a découragés en prétendant que l'informatique est un sujet difficile».

Lu sur The Daily Beast.

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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