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Guinée-Bissau: l'ancien président annonce son retrait de la politique

L'ancien président de Guinée-Bissau (2000-2003), Kumba Yala, leader du parti de la Rénovation sociale (PRS, opposition), a annoncé mercredi lors d'un point de presse , sa décision de se retirer "définitivement" de la vie politique. 

"Je vous annonce une décision personnelle prise après concertation avec ma famille et ceux qui me sont proches, de me retirer définitivement de la vie politique active", a déclaré le leader du PRS. 

Habillé d'une chemisette bleu sombre, le bonnet rouge de laine solidement vissé sur sa tête, Kumba Yala ajoute de manière ferme qu'il ne sera pas de la course pour la présidentielle de mars prochain. 

"Ma décision est irrévocable, je ne prendrai pas part aux prochaines élections présidentielles", a indiqué M. Yala. 

Selon plusieurs observateurs interrogés par l'AFP, Kumba Yala est en perte de vitesse en terme de popularité aussi bien au sein de sa famille politique qu'au sein de la population. 

Malgré cette situation, M. Yala reste un leader charismatique et incontestable au sein de son groupe ethnique, les balantes (40% de la population) et d'une frange de l'armée. Cette contre performance explique en partie les défaites successives qu'il a enregistré aux élections de 2005 et 2009. 

Recalé en 2012 au second tour contre le Candidat du PAIGC (Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau, ex-parti au pouvoir), Carlos Gomes Junior, M. Yala a décidé de boycotter le scrutin qui a été interrompu finalement par un coup d'Etat militaire. 

"Le moment est venu pour moi de céder la place à de nouvelles figures politiques émergentes", a indiqué Kumba Yala. 

Agé aujourd'hui de 60 ans, marié et père de cinq enfants, Kumba Yala est membre fondateur de parti de la rénovation politique (PRS), créé en 1992. 

Les premières élections présidentielle et législatives en Guinée-Bissau depuis le putsch d'avril 2012, sont prévues pour le 14 mars.

Elles doivent mettre fin à la transition politique entamée après le putsch dans ce pays d'Afrique de l'Ouest d'environ 1,6 million d'habitants.

La Guinée-Bissau a connu une succession de coups d'Etat avortés ou réussis, de mutineries et une guerre civile, en grande partie liée à l'hypertrophie de l'armée issue de la guerre pour l'indépendance contre le Portugal, gagnée en 1974.

Cette instabilité chronique a déstabilisé son économie et y a attiré au fil des années les cartels de la drogue sud-américains, qui en ont fait une des plaques tournantes du trafic de cocaïne en Afrique de l'Ouest.

AFP

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