SlateAfrique

mis à jour le

Où les enfants Ben Ali vont-ils faire leur rentrée?

Depuis son départ précipité en janvier 2011, l’ex-président Zine el-Abidine Ben Ali et sa famille sont en exil à Jeddah, en Arabie saoudite.

Tandis que les premiers volets de son procès se sont déroulés à Tunis par contumace, le dictateur déchu, qui assurait le 17 septembre avoir l’intention de rentrer une fois le pays «stabilisé», revient vers la Tunisie non pas pour ses propres intérêts, mais ceux de ses enfants.

Il semble en effet que le gouvernement provisoire tunisien n’ait pas remis aux Ben Ali les carnets scolaires de ses deux enfants, empêchant de fait une éventuelle réinscription dans un pays étranger:

«Ben Ali accuse l’Etat tunisien de ne pas délivrer les carnets scolaires de sa fille Halima (18 ans) et de son fils Mohamed (7 ans) aux autorités canadiennes pour qu’ils puissent continuer leurs études. Il compte s’adresser au Premier ministre Beji Caïd Essebsi pour qu’il intervienne et mette fin à de pareilles pratiques contre ses enfants. Ces derniers n’ont rien à voir avec la politique pour qu’ils soient privés de poursuivre leurs études», a indiqué son avocat, Makram Azouri.

A la poursuite des membres de l’ex-famille présidentielle, la piste du Canada n’a jamais été écartée. Cette récente déclaration laisse donc entendre que les enfants de l’ex-président sont déjà au Canada, où leur oncle, Belhassen Trabelsi, pourrait les recevoir ou bien comptent s’y rendre prochainement.

Par ailleurs, Ben Ali aurait joint son avocat ainsi que plusieurs ex-collaborateurs pour leur faire des révélations et assurer qu’il ne les a pas lâchés et qu’il ne s’est pas «enfui» du pays:

«il y a eu un complot contre Ben Ali, actuellement hôte privilégié de l’Arabie saoudite et point à la ligne. Ce complot a été tramé pour l’obliger à quitter immédiatement le pays et le renverser. Mon client dévoilera bientôt à son peuple des secrets», souligne maître Azouri.

L’avocat est progressivement devenu le porte-parole de Ben Ali. Dans une interview accordée au quotidien saoudien Achark al Awssat, ce dernier revenait sur les accusations à l’encontre de son client, concernant notamment les ordres de tirs sur les manifestants:

«Mon client est en train de subir une campagne de dénigrement qui nuit terriblement à son image. Aucun ordre de Ben Ali n’a été donné pour faire tirer sur les manifestants et les conversations téléphoniques entre les ministères de l’Intérieur et de la Défense sont toutes enregistrées».

Lu sur Kapitalis, Tixup