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Soudan du Sud: Riek Machar prêt

L'ancien vice-président du Soudan du Sud, Riek Machar, a affirmé mardi qu'il était "prêt à engager des pourparlers", en Ethiopie, avec son rival le chef de l'Etat Salva Kiir, après des combats meurtriers qui ont fait des centaines de milliers de déplacés.

"Nous sommes prêts à engager des pourparlers. J'ai formé une délégation. J'ai discuté ce matin avec le secrétaire d'Etat (américain) John Kerry et le ministre des Affaires étrangères de l'Ethiopie et fait part du fait que j'étais prêt pour des pourparlers", a déclaré Riek Machar, interrogé sur RFI.

"J'espère que les discussions se tiendront en terrain neutre, à l'étranger. L'idée c'est de les tenir en Ethiopie", a-t-il ajouté, en précisant qu'il ne ferait pas partie de cette délégation. 

"J'ai formé une délégation au plus haut niveau et je lui ai délégué mes pouvoirs pour conclure un accord", a souligné Riek Machar. L'ancien vice-président a réaffirmé son objectif d'obtenir le départ de Salva Kiir du pouvoir.

"Nous voulons une nation démocratique. Nous voulons des élections libres, justes et démocratiques. Nous voulons que Salva Kiir s'en aille", a insisté Riek Machar.

Le Soudan du Sud est en proie à d'intenses combats depuis que le président Salva Kiir a accusé son ancien vice-président, limogé en juillet, de tentative de coup d'Etat il y a un peu plus d'une semaine.

Riek Machar dément, accusant Salva Kiir de vouloir éliminer ses rivaux, mais ses hommes ont depuis pris deux capitales régionales stratégiques, celles de Bor, dans l'Etat chroniquement instable du Jonglei, et de Bentiu, dans celui d'Unité, riche en pétrole.

Au moins 45.000 civils sud-soudanais ont trouvé refuge dans des bases onusiennes débordées, dont 20.000 dans la seule capitale Juba, a indiqué l'ONU mardi. Face à l'ampleur de la crise, le chef de l'ONU Ban Ki-moon a recommandé au Conseil de sécurité de renforcer de 5.500 hommes le contingent de quelque 7.000 Casques bleus déjà présent dans le pays.

Des centaines de milliers d'autres personnes ont très probablement fui dans la brousse. Officiellement les combats qui frappent depuis un peu plus d'une semaine le Soudan du Sud ont fait 500 morts, mais là encore, ce bilan est certainement largement sous-estimé, jugent des travailleurs humanitaires.

AFP

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