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L'armée française met la pression sur Aqmi dans le nord du Mali

L'armée française a renforcé sa stratégie de "contre-terrorisme" dans le nord du Mali, où elle traque les combattants d'Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi), quelques semaines avant de réduire ses effectifs dans le pays.

"Nous avons mené des opérations de contre-terrorisme qui ont donné des résultats les jours derniers. Nous avons agi et continuons d'agir pour éradiquer toute trace d'Aqmi", a affirmé jeudi le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, en rappelant qu'"Aqmi est une filiale d'Al Qaida".

Interrogé par Europe 1, M. Le Drian a confirmé que les soldats français traquaient Mokhtar Belmokhtar, le responsable de l'attaque du site gazier algérien d'In Amenas en janvier : "Il y a Mokhtar Belmokhtar, qui a été à l'origine de l'attentat en Algérie, puis il y a d'autres groupes".

Belmokhtar était l'un des dirigeants d'Aqmi au Mali, avant de faire sécession en 2012. La mort, jamais confirmée par Paris, de son "bras droit", le Mauritanien Jouleibib, a été annoncée mi-novembre de source malienne.

Dimanche, Laurent Fabius, le ministre des Affaires étrangères, a en revanche confirmé celle de 19 jihadistes, tués lors de récentes opérations françaises dans le nord du pays, sur lesquelles l'état-major des armées conserve la plus grande discrétion.

Le message est clair : pendant l'opération Sangaris en Centrafrique, Serval au Mali continue.

"Chaque fois qu'on peut taper Aqmi ou le Mujao, on le fait"

Avec 2.800 hommes sur le terrain, l'armée française a concentré ses forces sur la sécurisation des élections législatives, dont le second tour a eu lieu dimanche. Mais l'effectif de l'opération Serval va à nouveau être réduit pour être ramené à un millier d'hommes dans les premiers mois de 2014.

La baisse des effectifs français au Mali doit également permettre d'alléger le fardeau des armées, au moment où 1.600 hommes sont engagés pour une durée indéterminée dans l'opération en Centrafrique.

Changement de format, changement de mission. Défaits dès les premiers mois de l'intervention française, les groupes jihadistes n'ont pas disparu pour autant du Mali. "Ils vont, viennent, se rassemblent, se dispersent, il faut donc les suivre de près. C'est le rôle que nous confions à nos forces pour l'année 2014", "dont la mission principale est désormais le contre-terrorisme", analyse Jean-Yves Le Drian.

Opérations programmées, comme dans la région de Tombouctou et la zone de Taoudenni, près de la frontière algérienne, où selon les militaires maliens une vingtaine d'hélicoptères et des véhicules au sol ont été mobilisés.

Opérations "d'opportunité" également, quand les soldats français recueillent des informations et débusquent les jihadistes.

"On mène des opérations de recueil de renseignement, d'identification de cibles. Et chaque fois qu'on peut taper Aqmi ou le Mujao, on le fait", résume un proche conseiller du ministre de la défense.

Surtout, les Français sont convaincus qu'ils sont pour longtemps au Mali. "Nous sommes engagés dans la bande sahélienne pour plusieurs années", pour lutter en particulier contre les jihadistes qui viennent de l'extérieur du pays, confie ce même conseiller. Et Paris se targue d'avoir pour ça "le soutien de tous les chefs d'Etat africains" concernés.

Lors de la visite en Algérie, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a souligné lundi la "concertation permanente" entre Paris et Alger dans la lutte contre le terrorisme. Selon la presse algérienne, cinq islamistes, "dont un haut responsable d'Aqmi", venus du Mali, avaient été tués quelques jours plus tôt près de la frontière entre les deux pays.

AFP

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