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Le fleuve Oubangui, qui longe la capitale centrafricaine / AFP
Le fleuve Oubangui, qui longe la capitale centrafricaine / AFP

L'appui des Etats-Unis à la Centrafrique est nécessaire

La visite à Bangui de l'ambassadrice américaine aux Nations unies, Samantha Power, l'illustre bien.

Les Etats-Unis apportent leur soutien à la Centrafrique à l’agonie. C’est le sens de la visite ce jeudi 19 décembre, à Bangui, de Samantha Power, l’ambassadrice américaine aux Nations unies.

Depuis le début des conflits en Centrafrique, Samantha Power est la première haut-responsable des Etats-Unis à se rendre en RCA, où les organisations humanitaires estiment que les conflits ont provoqué la mort d’un millier de personnes en un mois. La diplomate américaine est accompagnée de Linda Thomas-Greenfield, sous-secrétaire d’Etat en charge des Affaires africaines.

 

 

Les deux diplomates ont pu visiter l'hôpital «communautaire», principal établissement hospitalier de la capitale où sont soignées de nombreuses victimes des violences. Une rencontre est prévue dans la journée avec Michel Djotodia, le président de la transition en RCA, et avec des responsables religieux chrétiens et musulmans.

Ce déplacement en Centrafrique revêt une dimension particulière pour Samantha Power. Nommée ambassadrice des Etats-Unis en août, c’est une ancienne journaliste et chercheuse, spécialiste de la question du génocide dans les conflits au XXe siècle, notamment en ex-Yougoslavie et au Rwanda. D’où les alertes qu’elle envoie depuis plusieurs semaines sur la situation «pré-génocidaire» que vit la République centrafricaine.

«Les populations sont en très grand danger et nous avons tous la responsabilité de les éloigner de l'abîme», avait-elle déclaré en préambule à son déplacement.

Si la capitale Bangui connaît une relative normalisation, les foyers de tension persistent dans le nord-ouest, à Bossangoa.

«De graves violations des droits humains continuent d'être commises dans le nord du pays ainsi qu'à Bangui», s'est alarmée Human Rights Watch, pour qui «le risque de nouvelles violences généralisées est extrêmement élevé». (pour lire le rapport de HRW publié ce 19 décembre, cliquez ici)

La Centrafrique est plongée dans l'anarchie et le chaos depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la Séléka, une coalition hétéroclite de groupes armés musulmans venus du nord du pays. Les violences entre chrétiens et musulmans se sont déchaînées le 5 décembre, avec une offensive des anti-balaka sur Bangui suivie des représailles sanglantes des Séléka, précipitant l'intervention militaire de la France qui tente depuis lors de désarmer les belligérants et opère en appui à une force africaine, la Misca.

Selon Samantha Power, les États-Unis sont «reconnaissants envers les Français et les courageux soldats africains qui risquent leurs vies pour aider à protéger des civils».

 

 

Washington fournit un soutien logistique à la Misca, avec le transport aérien en cours 850 soldats burundais vers la Centrafrique. Les États-Unis ont également promis 100 millions de dollars d'aide militaire à la Misca.

Raoul Mbog avec AFP

R.M. avec AFP

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