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Six médecins, dont trois syriens, tués par balles en Somalie

Six médecins, trois syriens et trois somaliens, ont été tués mercredi par balles sur une route aux environs de Mogadiscio, a constaté un journaliste de l'AFP.

Un quatrième médecin syrien a été blessé. Ils ont été attaqués alors qu'ils se rendaient à l'hôpital d'Afgoye, ancien fief des islamistes somaliens shebab situé à une trentaine de km au nord-ouest de Mogadiscio.

Leurs corps criblés de balles ont été transportés dans un établissement de la capitale somalienne, selon ce journaliste. Les médecins de l'hôpital ont confirmé à l'AFP que les trois étrangers tués étaient Syriens.

Un porte-parole des shebab, joint par l'AFP, a nié l'implication des insurgés islamistes somaliens dans ces meurtres.

La localité d'Afgoye a été reprise aux shebab en mai 2012 par la Force de l'Union africaine en Somalie (Amisom) appuyée par les forces gouvernementales somalienne, soit neuf mois après que l'Amisom eut chassé les islamistes de Mogadiscio en août 2011.

La zone est infestée d'armes et différentes milices ou groupes armés y pullulent.

Quelques jours après la prise d'Afgoye, le président d'alors Sharif Cheikh Ahmed, avait échappé à une embuscade des shebab contre son convoi sur cette même route.

Un camp de l'Amisom à Afgoye avait également été visé par un attentat suicide en juin 2012. Dans la zone, les shebab ont depuis surtout mené quelques opérations de harcèlement contre l'Amisom sur la route entre Mogadiscio et Afgoye.

Sous les pressions conjuguées de l'Amisom, d'un corps expéditionnaire éthiopien entré en Somalie en novembre 2011, des forces gouvernementales somaliennes et des milices qui leur sont alliées, les shebab ont été contraints d'abandonner depuis deux ans l'essentiel de leurs bastions du sud et du centre somaliens.

Ils continuent néanmoins de contrôler de larges zones rurales et restent la menace la plus grave pour la sécurité du pays, selon les observateurs.

Lundi, le général burundais Silas Ntigurirwa a remplacé le général ougandais Andrew Gutti à la tête de l'Amisom et ses 17.000 hommes. Environ 4.000 soldats supplémentaires sont attendus en Somalie pour permettre à la Force africaine d'étendre son contrôle sur d'autres zones de Somalie.

AFP

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