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RDC: arrivée de près de 2.000 réfugiés centrafricains

Près de 2.000 réfugiés centrafricains sont arrivés lundi dans le nord de la République démocratique du Congo, bravant la fermeture de la frontière côté centrafricain pour fuir les violences qui secouent leur pays depuis le 5 décembre, a-t-on appris auprès du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

"Malgré la fermeture de la frontière de la Centrafrique, 1.815 réfugiés sont arrivés aujourd'hui à Zongo", une ville congolaise qui fait face à la capitale centrafricaine Bangui, de l'autre côté du fleuve Oubangui, a déclaré à l'AFP Céline Schmitt, porte-parole du HCR à Kinshasa.

La RDC laisse entrer les réfugiés qui arrivent à traverser le fleuve Oubangui. "Ils sont 3.212 depuis le 5 décembre. Il s'agit surtout des femmes et d'enfants. (...) Ils fuient malgré le risque de se faire tirer dessus par des hommes en armes du côté centrafricain", a ajouté Mme Schmitt.

"Ils disent qu'ils fuient l'horreur à Bangui, les exactions. Ils ajoutent que les personnes qui sont à l'aéroport cherchent désespérément à rejoindre Zongo. Ceci laisse entendre qu'il pourrait y avoir un afflux beaucoup plus important une fois la frontière ouverte", a-t-elle précisé.

Mme Schmitt indique que le camp de Mole, à Zongo, compte près de 5.600 réfugiés centrafricains et que près de 20.000 personnes sont désormais établies dans les quatre camps de réfugiés centrafricains de la RDC.

En tout, près de 47.000 réfugiés de Centrafrique sont recensés en terre congolaise.

Nombre de ces réfugiés sont arrivés avant la crise actuelle.

L'ex-rébellion Séléka a pris le pouvoir en mars, chassant le président François Bozizé. Jusqu'à cette prise de pouvoir  de la Séléka --coalition hétéroclite de groupes armés--, chrétiens et musulmans vivaient en bonne entente dans ce pays très pauvre de 4,5 millions d'habitants, chrétien à 80%.

Les hommes de la Séléka se sont depuis rendus coupables d'une multitude d'exactions --vols, pillages, exécutions-- contre les populations chrétiennes qui ont soif de vengeance et assimilent désormais tous les musulmans à l'ex-rébellion.

Le 5 décembre, des milices infiltrées parmi la population avaient lancé une offensive sanglante dans Bangui sur des positions de l'ex-Séléka et des quartiers musulmans.

Ces violences ont précipité l'intervention militaire de la France, lancée le soir-même après un feu vert de l'ONU, et qui mobilise près de 1.600 hommes déployés pour la plupart dans la capitale.

 

AFP

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