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Hôpital public, Alger, 2007. REUTERS/Zohra Bensemra
Hôpital public, Alger, 2007. REUTERS/Zohra Bensemra

Enfants nés sous X: une Algérienne brise le silence

Abandonnée, Wahiba témoigne de son long combat d'enfant non reconnu et considéré comme «bâtard» par la société.

«Il faut que cesse la stigmatisation des enfants abandonnés, ceux qu’on appelle cruellement des bâtards, des fils et des filles du péché.»

C'est le combat de Wahiba, 46 ans,  «une enfant de l'Algérie» née sous X. A travers son association créée le 7 décembre dernier, elle espère accompagner tous ces enfants doublement délaissés. Une fois par leurs parents biologiques et une seconde fois par la société algérienne qui les perçoit comme des bébés «bâtards».

Wahiba, nommée Nadéra par ses parents adoptifs, a longtemps ignoré sa condition d'enfant né sous X. Ce n'est qu'à la mort de sa mère adoptive que la jeune femme apprend la vérité. Celle qu'elle avait l'habitude d'appeler «maman» n'a jamais eu d'enfant. Ce jour-là, la tristesse cède définitement la place à la tourmente. A l'âge de 27 ans, Nadéra se retrouve sans papiers et absente de tout état civil. Aux yeux de l'Etat algérien, elle n'existe pas.

Après avoir été ballotée de foyer en foyer, Wahiba est accueillie dans une nouvelle famille. Cette fois, c'est la bonne. Aujourd'hui, Wahiba vit toujours chez eux. A partir de ce moment là, elle décide de changer de nom, une étape importante dans la construction de sa nouvelle identité. Elle cesse d'être Nadéra et devient Wahiba.

«Pour elle commence une vraie lutte pour vivre dans la vérité et assumer ses origines. Elle hésite longtemps entre rancune et rage avant de se résigner à accepter sa condition», raconte le quotidien El Watan.

A travers l'association qu'elle vient de créer, Wahiba veut rendre le quotidien des enfants nés sous X plus facile. Faire comprendre à la société qu'ils ne sont pas l'incarnation du péché sur terre.

«En Algérie, 3.000 à 5.000 enfants naissent chaque année hors mariage, selon les bilans de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem). D’autres associations estiment leur nombre à 42 000 chaque année», précise le quotidien.

Lu sur El Watan

Slate Afrique

La rédaction de Slate Afrique.

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