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Soudan: la difficile réinsertion des rebelles dans la province du Nil Bleu

La province soudanaise du Nil Bleu vit depuis deux ans au rythme des affrontements entre rebelles et forces de Khartoum, les Nations unies tentant de juguler la violence en formant d'anciens combattants à un métier et en impliquant les communautés locales.

Près de la ville d'Ed Damazin, les filets de pêche ont ainsi remplacé les armes pour 70 jeunes formés par une ONG locale. 

Aux côtés de ces hommes autrefois ennemis, une trentaine de femmes apprennent à sécher et fumer le poisson, explique Waafa Sir, directrice du projet, à une délégation de responsables du gouvernement, diplomates et journalistes effectuant une rare visite dans cette région du sud-est du Soudan. 

Depuis l'été 2011 et l'indépendance du Soudan du Sud, le province soudanaise du Nil Bleu --située à la frontière entre les deux Etats-- voient s'affronter des rebelles ayant combattu avec les Sudistes pendant la guerre civile (1983-2005) et les forces de Khartoum, qui tente d'asseoir son autorité.

A Ed Damazin, les revenus générés par la pêche ont pourtant convaincu les deux camps de travailler ensemble alors qu'"auparavant, cette région était séparée comme deux tribus", assure Mme Sir, dont le projet doit servir de modèle dans 90 autres communautés l'année prochaine. 

Initiés par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et mis en place par des organisations locales, des projets similaires lancés sous le titre "sécurité communautaire et contrôle des armes" (CSAC) ont déjà concerné 79.000 personnes dans la province du Nil Bleu.

L'objectif est de toucher la communauté dans son ensemble et de la souder autour d'un projet économique ou de développement afin de décourager de nouvelles recrues de prendre les armes ou d'anciens rebelles de retourner au combat.

  

Cibler les communautés

 

Jusqu'alors les programmes mis en place après la guerre civile soudanaise avaient avant tout une approche individuelle. Près de 24.000 anciens combattants avaient ainsi été formés à la création de petits commerces et d'entreprises. 

Mais une évaluation commandée l'année dernière par le Pnud a révélé que cela n'avait que "faiblement contribué" à leur réinsertion. 

"Ce que nous avons fait depuis deux ans, c'est que nous avons changé notre approche, pour nous concentrer plus précisément sur les communautés", explique Srinivas Kumar, responsable au Soudan du programme onusien de "désarmement, démobilisation et réintégration" (DDR), assurant que "cela a commencé à avoir un impact". 

A Agadi, un autre village de la province du Nil Bleu où des centaines de milliers de personnes ont été affectées par les combats au cours des deux dernières années, c'est la mise en place d'un centre de soins qui a été jugée utile pour fédérer la communauté.

Le bâtiment qui comprend un laboratoire, deux salles d'opération et des locaux pour les vaccinations se dresse au milieu du village de huttes coniques, dans le district de Tadamon, connu pour accueillir de nombreux déplacés ayant fui les combats. 

"Tous les conflits ici sont résolus localement et amicalement, loin des cours de justice", assure Jabir Hashem, le responsable de cette communauté qui s'appuie sur un comité des résidents pour remédier aux problèmes rencontrés localement.

Le centre de soins a "réglé les problèmes de santé" dans la communauté, mais également permis de "recevoir nos frères de retour des zones rebelles", explique M. Hashem aux visiteurs, conduit par le chef de la mission de l'ONU au Soudan, Ali Al Za'tari.

Quelques soldats, dont l'un est équipé d'un lance-roquettes, surveillent les alentours. A l'horizon se dressent les montagnes de Bau, théâtre d'affrontements qui ont fait un mort parmi les rebelles et blessé plusieurs soldats dimanche, selon la branche Nord de l'Armée de libération des peuples du Soudan (SPLA-N). 

En novembre, les autorités ont lancé une opération visant à écraser les rebelles du Darfour, du Kordofan-Sud et du Nil bleu, trois provinces soudanaises où des insurgés issus de différentes ethnies dénoncent la marginalisation dont ils s'estiment victimes de la part des élites arabes de Khartoum. 

AFP

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