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RDC: priorité

La traque des rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC) est la priorité numéro un des Casques bleus dans ce pays, a indiqué jeudi l'ONU.

"La priorité numéro un de la Monusco [Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC, NDLR] est désormais les FDLR", a indiqué le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en RDC, Martin Kobler, sur son compte Twitter.

La victoire de l'armée congolaise contre les rebelles du Mouvement du 23 Mars (M23), début novembre, "offre la possibilité de se concentrer sur d'autres groupes armés", ajoute le chef de la Monusco.

Le gouvernement congolais a annoncé mercredi avoir lancé, avec le soutien de la brigade d'intervention de la Monusco, une offensive destinée à mettre fin une bonne fois pour toute à la présence armée des FDLR en RDC.

Selon l'ONU, cette opération, qui se concentre pour l'instant sur la région de Pinga, à 90 km au nord-ouest de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, au sous-sol extrêmement riche, a permis de libérer une route tenue depuis deux ans par les rebelles.

Pour l'heure, l'offensive semble se limiter à une exhibition de force et à un renforcement de la présence militaire sur le terrain, ni l'ONU ni les FARDC n'ayant fait part d'affrontements.

"A ma connaissance, jusqu'à présent, il n'y a pas eu de combats", confirme un expert militaire à Kinshasa, sous le couvert de l'anonymat.

Interrogé par l'AFP, le ministre de la Défense congolais, Alexandre Luba Ntambo, a indiqué qu'il était encore "trop tôt pour juger des opérations militaires".

Il a précisé que les FARDC offraient toujours la possibilité "à tous les groupes armés" de se rendre plutôt que de subir l'épreuve du feu.

Les FDLR sont formées de rebelles hutu rwandais réfugiés en RDC depuis le génocide perpétré en 1994 au Rwanda contre les Tutsis et comptent encore dans leurs rangs des auteurs du génocide.

Depuis la défaite du M23, rébellion majoritairement tutsi ayant sévi au Nord-Kivu de mai 2012 à novembre 2013, les FDLR sont la première milice homogène en termes de nombre de combattants présents sur le sol congolais. Selon les estimations, elles comptent 1.800 à 2.300 hommes disséminés au Nord et au Sud-Kivu.

Accusées d'avoir commis des atrocités à grande échelle contre des civils, les miliciens FDLR, dont le nombre n'a cessé de baisser depuis 2006, sont aujourd'hui d'abord une menace pour la population locale des zones où ils évoluent, même si leur objectif proclamé reste de renverser le régime du président Paul Kagame, au pouvoir à Kigali depuis 1994.

l'ONU

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