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Centrafrique: des milliers d'habitants se réfugient près de la base française

Plusieurs milliers d'habitants de Bangui, craignant des exactions, étaient rassemblés vendredi après-midi aux abords de l'aéroport de la capitale centrafricaine, tandis que la Croix-rouge ramassait des dizaines de cadavres dans la ville, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Venus des quartiers voisins de Boeing et Boy-Rabe, voisins de l'aéroport, où l'armée française et la force africaine ont leurs bases, ces habitants étaient tenus à l'écart des installations par un rideau de barbelés.

C'est dans cette zone que des soldats français ont tué jeudi plusieurs personnes à bord d'un pick-up, qui avaient ouvert le feu dans leur direction et sur des civils, selon l'état-major français des armées.

Cet affrontement est survenu avant le feu vert donné jeudi soir par les Nations unies à l'opération militaire française en Centrafrique, où l'ancienne puissance coloniale va déployer 1.200 soldats.

L'opération a commencé, a indiqué vendredi matin le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, avec un renforcement des patrouilles des soldats dans la capitale, à bord de blindés.

Vendredi après-midi, la Croix-rouge centrafricaine ramassait des dizaines de cadavres abandonnés dans la ville depuis les violents affrontements de la veille, suivis de tueries, par armes à feu ou machette.

Dans une odeur pestilentielle, les agents de la Croix-rouge emballaient les corps dans des sacs blancs puis les plaçaient dans des véhicules, sous le regard de combattants de l'ex-Séléka, intégrés par le président Michel Djotodia dans les nouvelles forces de sécurité.

Quelque 92 morts et 155 blessés ont été enregistrés dans un hôpital de Bangui depuis le début d'une vague de tuerie jeudi, selon un bilan établi vendredi par la mission sur place de Médecins sans frontières (MSF) et qui laisse présager un bilan extrêmement lourd des violences.

AFP

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