mis à jour le

Attaque du Westgate: pas de liberté sous caution pour les 4 suspects

Un tribunal de Nairobi a refusé mercredi de libérer sous caution quatre hommes inculpés de "soutien à un groupe terroriste", pour leur participation présumée à l'organisation de l'attaque islamiste contre le centre commercial Westgate, en septembre dans la capitale kényane.

"L'intérêt public est la priorité", a déclaré le juge Kiarie Waweru Kiarie, ajoutant que pour des "questions de sécurité", les quatre suspects "ne peuvent pas obtenir la liberté sous caution".

Les quatre hommes - Adan Mohamed Abidkadir Adan, Mohamed Ahmed Abdi, Liban Abdullah Omar et Hussein Hassan Mustaga - ont été identifiés par les enquêteurs comme étant d'ethnie somali et probablement de nationalité somalienne. Ils sont aussi accusés d'entrée illégale sur le territoire kényan et d'obtention frauduleuse de documents d'identité.

L'un d'eux - M. Adan - affirme cependant être Kényan. Le doute autour de son identité a renforcé le tribunal dans sa décision de ne pas accorder la liberté sous caution mercredi, a expliqué le juge.

Tous plaident non coupables. Leur procès doit s'ouvrir en janvier. Les quatre suspects ne font pas partie du commando qui a pris d'assaut le Westgate le 21 septembre.

Les membres du commando, estimé à seulement quatre personnes, sont présumés morts dans les combats avec les forces kényanes de sécurité.

L'attaque du Westgate, qui a fait 67 morts et une vingtaine de disparus, a été revendiquée par les islamistes somaliens shebab, qui ont dit avoir agi en représailles à l'intervention militaire kényane lancée contre eux fin 2011 dans le sud somalien.

Chassés de Mogadiscio en août 2011 par la Force de l'Union africaine (Amisom), les shebab ont depuis essuyé une série ininterrompue de défaites militaires face à l'Amisom et à un corps expéditionnaire éthiopien, entré en Somalie en novembre 2011.

Contraints d'abandonner la totalité de leurs bastions du sud et du centre de la Somalie, ils continuent de contrôler de larges zones rurales et restent une menace importante pour la sécurité en Somalie et plus largement dans l'ensemble de l'Afrique de l'Est, selon les analystes.

Le contingent kényan, depuis intégré à l'Amisom, a pris en 2012 le contrôle du port de Kismayo, un des ultimes bastions shebab, crucial pour le financement des insurgés islamistes.

AFP

Ses derniers articles: Afrique: premier test  Burkina: 4.000 morts du paludisme dont 3.000 enfants en 2016  Kenya: l'écrivaine Kuki Gallmann blessée par balle 

attaque

AFP

Attaque meurtrière contre l'armée au Mali, des "terroristes" neutralisés

Attaque meurtrière contre l'armée au Mali, des "terroristes" neutralisés

AFP

Huit policiers tués dans une attaque dans l'est de la Tanzanie

Huit policiers tués dans une attaque dans l'est de la Tanzanie

AFP

Attaque d'un convoi de prisonniers au Tchad: quatre militaires arrêtés

Attaque d'un convoi de prisonniers au Tchad: quatre militaires arrêtés

caution

AFP

RDC: libération sous caution d'un dirigeant syndical

RDC: libération sous caution d'un dirigeant syndical

AFP

Gambie: la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition

Gambie: la justice ordonne la libération sous caution du chef de l'opposition

AFP

Un collectif d'"amis" de Lamine Diack verse sa caution

Un collectif d'"amis" de Lamine Diack verse sa caution

liberté

AFP

Égypte: la justice approuve la remise en liberté d'Hosni Moubarak

Égypte: la justice approuve la remise en liberté d'Hosni Moubarak

AFP

Tanzanie: des ONG font campagne pour la liberté d'expression

Tanzanie: des ONG font campagne pour la liberté d'expression

AFP

Somalie: remise en liberté du journaliste d'Al Jazeera

Somalie: remise en liberté du journaliste d'Al Jazeera