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Le Mali reste "ouvert"

Le Mali reste "ouvert aux discussions" avec la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) en dépit d'une déclaration de guerre d'un de ses dirigeants, a affirmé mardi le Premier ministre malien Oumar Tatam Ly.

A propos des déclarations sur une "reprise de a guerre" contre l'armée malienne faite le 29 novembre par le vice-président du MNLA, Mahamadou Djeri Maïga, au lendemain d'une  manifestation violente d'indépendantistes touareg à Kidal (nord-est), M. Tatam Ly a noté dans un entretien au quotidien pro-gouvernemental malien l'Essor, que "ce n'est pas une déclaration du MNLA," mais "d'un vice président du MNLA".

"Un Etat ne réagit pas à une telle déclaration. D'ailleurs (...) le lendemain, d'autres voix du MNLA se sont élevées pour fortement nuancer la position de la veille", a-t-il ajouté.

"Nous sommes ouvert aux discussions (...) pour arriver aux pourparlers inclusifs qui doivent nous conduire à une paix dans la région", a affirmé le Premier ministre.

Concernant la situation de Kidal, fief de la rébellion touareg où il a été empêché de se rendre le 28 novembre par une manifestation d'indépendantistes touareg à l'aéroport, Oumar tatam Ly a assuré que "le gouvernement est résolument engagé dans le rétablissement de la souveraineté sur l'ensemble du territoire".

Selon lui, "la meilleure manière de faire prévaloir cette souveraineté et la maintenir dans la durée, c'est d'ouvrir des discussions avec l'ensemble des composantes de la communauté nationale sur la situation qui prévaut dans cette région". "Les obstacles qui se présentent, nous travaillons à les négocier", a-t-il affirmé.

"Tous les acteurs comprennent aujourd'hui que Kidal ne peut être une enclave soustraite à l'autorité du Mali et que s'il en était ainsi, c'est la sécurité globale de toute la région du Sahel qui en sera affectée", a estimé M. Tatam Ly.

La manifestation touareg du 28 novembre qui a fait un mort et cinq blessés, selon le MNLA, est un nouveau signe de l'anarchie régnant à Kidal dont la sécurité est censée être assurée par les soldats français et africains de la Minusma (force de l'ONU), ainsi que par la rébellion touareg.

Moins d'un mois après l'enlèvement, suivi du meurtre, de deux journalistes français à Kidal par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), elle a prouvé que l'Etat malien n'arrive pas à y asseoir son autorité et sa souveraineté et que le MNLA, profondément divisé, n'y contrôle plus rien.

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