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Libye - Les forces pro-Kadhafi ne désarment pas

Alors que certains pensaient que la visite du président français, Nicolas Sarkozy, et du Premier ministre britannique, David Cameron, signait le dernier acte de la chute de Kadhafi, voilà que les partisans de l’ex-Guide libyen ont fait savoir samedi 17 septembre, qu’il était toujours dans le pays, indique l’agence de presse Reuters. Le porte-parole de Mouammar Kadhafi, Moussa Ibrahim, a déclaré  que la résistance se poursuivait toujours «contre les ennemis».

«Nous sommes en mesure de poursuivre la lutte et nous avons suffisamment d'armes pour les nombreux mois à venir», a déclaré Moussa Ibrahim.

Reuters ajoute que les forces pro-Kadhafi ont repoussé des attaques des forces du Conseil national de transition (CNT) sur Syrte, sur la côte libyenne, et Bani Walid, lancées après l'échec de négociations visant à la reddition des deux villes.

«C'était difficile, on s'y prendra de manière complètement différente la prochaine fois», souligne un combattant anti-Kadhafiste ayant survécu aux tirs de roquettes des partisans de Mouammar Kadhafi, quand sa brigade est entrée dans Bani Walid, située à environ 140km au sud-est de Tripoli, le 16 septembre. Chose qui ne s’est pas faite attendre, puisque les combattants du CNT ont lancé de nouveaux assauts sur Syrte, la ville natale de Kadhafi, le samedi 17 septembre. Mais sans grands succès.

«Syrte n'est pas totalement sous contrôle», a admis Hassan Douraï, un représentant du CNT dans la ville.

Mouammar Kadhafi, quant à lui, reste introuvable. De même que plusieurs de ses fils. Et ceci, plus de trois semaines après la chute de son régime. Certains membres de sa famille se sont réfugiés en Algérie ou au Niger.

Par ailleurs, le porte-parole de l’ex-dirigeant libyen, Moussa Ibrahim, a accusé l'Otan d'avoir causé la mort de 354 habitants de Syrte, le bastion de Kadhafi, lors d'une série de raids aériens le vendredi 16 septembre.

«Ce n'est pas la première fois que l'on entend de telles allégations. La plupart du temps, elles se révèlent infondées ou peu probantes», a répondu le colonel Roland Lavoie, porte-parole de l'Otan à Bruxelles.

Selon Moussa Ibrahim, plus de 2.000 habitants de Syrte ont péri dans des raids de l'Otan depuis la fin du mois d’août.

Lu sur Reuters, Le Nouvel Observateur