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Egypte: première dispersion d'une manifestation non autorisée au Caire

La police égyptienne a dispersé mardi des dizaines de personnes rassemblées dans le centre du Caire, lors du premier incident dans la capitale depuis la promulgation dimanche d'une loi restreignant le droit de manifester, selon des responsables des services de sécurité.

La loi "portant sur l'encadrement du droit à la tenue de réunions publiques, de défilés et de manifestations pacifiques dans des lieux publics" oblige les organisateurs à informer les autorités d'un rassemblement trois jours avant sa tenue et autorise le ministère de l'Intérieur à l'interdire s'il représente une "menace pour la sécurité".

Les manifestants n'avaient pas déposé de demande et les policiers ont fait usage de canons à eau pour disperser les protestataires qui réclamaient que soient jugés les responsables de la mort de manifestants lors de heurts sanglants fin 2011 entre forces de l'ordre et opposants au pouvoir militaire en place alors, ont précisé ces responsables.

La loi, qui intervient sur fond de répression des partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l'armée début juillet, prévoit, en cas de violences de la part des manifestants, une "utilisation graduée de la force".

Ahmed Maher, fondateur du mouvement du 6-avril, fer de lance de la révolte de 2011 qui a chassé du pouvoir le président Hosni Moubarak, a déclaré à l'AFP que "cette loi devait être abrogée". "Le ministère de l'Intérieur veut en finir avec les manifestations", a-t-il lancé, en rappelant que "même sous Moubarak, des manifestations avaient lieu".

Amnesty International a estimé que cette loi était "un grave retour en arrière" qui "donne carte blanche aux forces de sécurité pour utiliser une force excessive, notamment létale, contre les manifestants".

"C'est un signe dangereux que la première législation adoptée sur les droits et les libertés depuis la destitution de Mohamed Morsi restreigne la liberté de rassemblement et traite les manifestants pacifiques comme des criminels", a jugé l'ONG.

De son côté, le parti islamiste Liberté et Justice (PLJ) de M. Morsi a condamné cette loi qui "au lieu d'arrêter les pratiques répressives et meurtrières des forces de sécurité issues du coup d'Etat, encourage les abus".

Depuis le 14 août, le nouveau pouvoir a lancé la police et l'armée dans une vague de répression sanglante visant tout manifestant réclamant le retour au pouvoir de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, et sa confrérie des Frères musulmans.

Plus d'un millier de manifestants pro-Morsi ont été tués depuis, et plus de 2.000 Frères musulmans arrêtés.

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