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Kenya: retour au calme après le départ de miliciens d'un village assiégé

Les miliciens d'une communauté locale qui bloquaient l'accès à un village d'une communauté rivale dans le nord-ouest du Kenya ont quitté la zone et le "calme a été rétabli", a annoncé lundi la police kényane à l'AFP.

"Les chefs locaux sont venus parler" aux jeunes miliciens qui ont accepté de se retirer, a indiqué Mboroki Gatiria, porte-parole de la police kényane.

"Le calme est rétabli (...) la route est rouverte", a-t-elle ajouté, au sujet de l'axe sur lequel des miliciens armés bloquaient la circulation - notamment avec des arbres placés en travers - et empêchaient depuis plusieurs jours l'accès au village de Lorokon.

L'accès au village n'est pas encore rétabli, car "il faut retirer les arbres de la route, certains sont très imposants", a précisé cette porte-parole.

Samedi soir, le gouverneur du département du Turkana avait indiqué que le village de Lorokon, majoritairement habité par des Turkana, était assiégé depuis plusieurs jours par "des bandits armés" et faisait face à une "crise humanitaire", les habitants étant dans l'impossibilité de se ravitailler en eau et nourriture.

La Croix-Rouge avait expliqué que les 600 à 900 habitants du village de Lorokon étaient encerclés par quelque 150 membres armés de la communauté rivale Pokot.

Au cours du week-end, le Centre national de gestion des catastrophes (NDOC) avait indiqué que les miliciens s'étaient emparés de trois postes de police de la zone et avaient échangé des tirs avec la police.

"Personne n'a été blessé" dans cette crise, a assuré lundi la porte-parole de la police, minimisant la gravité de la situation ces derniers jours.

Dans la matinée, le ministre kényan de l'Intérieur, Joseph Ole Lenku, avait affirmé à la presse que les descriptions de la situation autour de Lorokon avaient été exagérées et que la situation "n'était pas aussi mauvaise que cela".

Les autorités kényanes sont restées globalement silencieuses tout au long de cette crise, ne distillant sur Twitter que de rares informations extrêmement vagues.

Les Turkana et les Pokot, guerriers et éleveurs, s'affrontent régulièrement dans les zones arides et semi-arides du Turkana pour l'accès à l'eau et aux pâturages.

"La crise actuelle (...) n'est pas nouvelle. C'est un conflit à propos de ressources telles que la terre, les pâturages, l'eau, le vol de bétail et la politique" locale, a rappelé la Croix-Rouge dans son communiqué dimanche.

AFP

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