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Manifestants pro-Morsi à Istanbul, en Turquie. REUTERS/Murad Sezer
Manifestants pro-Morsi à Istanbul, en Turquie. REUTERS/Murad Sezer

Egypte: une loi restreint les manifestations publiques

Le président par intérim Adly Mansour a promulgué hier une loi qui encadre de manière stricte tous les rassemblements publics.

Alors que les associations de défense des droits de l’homme dénoncaient le caractère abusif de loi limitant les manifestations publiques, cela n’a pas empêché le président égyptien par interim, Adly Mansour, de la promulguer hier. L'Agence France Presse rappelle que cette loi encadre tous les aspects des manifestations allant du lieu aux slogans scandés.

«La loi stipule que les organisateurs d'un rassemblement public devront informer les autorités au moins trois jours avant sa tenue... Les organisateurs devront également fournir leurs coordonnées, le lieu ou le trajet du cortège, leurs revendications et les slogans qui seront scandés. Le ministère de l'Intérieur pourra alors décider d'interdire une réunion ou manifestation publique si elle est susceptible de menacer la sécurité publique.»

Pire encore, la loi prévoit des peines d’un à 5 ans d’emprisonnement pour des délits tels que: le «port de la cagoule à celui d'armes lors de défilés ou de rassemblements», a déclaré le porte-parole de la présidence, Ehab Badawi, lors d’une conférence de presse.

Le Premier ministre Hazem Beblawi, interrogé par l’AFP a indiqué que l’État n’espérait pas que les initiateurs des manifestations «demandent l’autorisation» des autorités, mais qu'«ils les informent», écrit Libération.

Entre autres règles, côté manifestants en cas de violence la loi prévoit «utilisation graduée de la force», allant des «avertissements verbaux au tir de chevrotines en passant par les canons à eau, les matraques et les gaz lacrymogènes». Des mesures toujours plus violentes dans ce pays où depuis mi-août les autorités en place répriment violemment les manifestants islamistes qui exigent le retour au pouvoir de Mohammed Morsi.

C’est dans ce contexte que plusieurs groupes de défense des droits de l’homme ont dénoncé une «mesure visant selon eux à criminaliser le droit des Égyptiens a manifester pacifiquement». Pour certains cette loi tend à cibler et à faire taire les partisans de l’ancien Président Égyptien. 

Slate Afrique avec AFP

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