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Côte d'Ivoire: le secrétaire général du parti pro-Gbagbo relâché

Laurent Akoun, secrétaire général du Front populaire ivoirien (FPI), le parti de l'ancien président Laurent Gbagbo, arrêté à l'aéroport d'Abidjan samedi matin, a indiqué à l'AFP avoir été relâché.

M. Akoun, également porte-parole du FPI, s'est dit "humilié après avoir été retenu "5 heures 30" minutes entre le poste de police de l'aéroport et les locaux de la Direction de la surveillance du territoire (DST), où son passeport a été gardé.

"C'est le fait du prince. On me nie le droit d'aller et venir, alors que rien ne m'empêchait de quitter le pays", peste-t-il.

L'AFP n'a pu obtenir de réaction du gouvernement ivoirien.

Ancien député et cadre du FPI sous Laurent Gbagbo, Laurent Akoun avait été condamné à 6 mois de prison ferme, un an de privation de droits civiques et un an d'interdiction de séjour sur le territoire national en dehors de son lieu de naissance pour "troubles à la sécurité de l'Etat" et "troubles à l'ordre public". Il était sorti de prison le 28 février.

Franck Mamadou Bamba, un autre responsable du FPI, a dénoncé samedi un "harcèlement politique" du pouvoir d'Alassane Ouattara contre l'opposition.

Michel Gbagbo, le fils de Laurent, remis en liberté provisoire en Côte d'Ivoire en août dernier en compagnie de treize autres dignitaires de l'ancien régime, avait déjà été empêché de quitter le territoire ivoirien fin octobre à l'aéroport d'Abidjan alors qu'il se rendait à Paris pour répondre à une convocation judiciaire, selon son entourage.

D'après des proches de Michel Gbagbo, ce dernier n'était alors frappé d'aucune interdiction de sortie du territoire.

"Sur le plan légal, le fait que Michel ait été empêché de quitter la Côte d'Ivoire était un peu tiré par les cheveux mais cela pouvait se comprendre, du fait de sa liberté provisoire. Mais Akoun, lui, était en liberté complète. Il avait purgé sa peine", a commenté M. Bamba.

Laurent Akoun, en marge de ce séjour privé en France, qu'il devait effectuer avec sa femme et sa fille, également restées à Abidjan, devait également rendre visite à Laurent Gbagbo, a raconté le responsable du FPI.

L'ex-chef de l'Etat ivoirien est détenu depuis deux ans à La Haye en attente d'être jugé par la Cour pénale internationale, qui l'accuse de crimes contre l'humanité commis durant la crise postélectorale de 2010-2011, durant laquelle plus de 3.000 personnes ont perdu la vie.

AFP

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