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Centrafrique: Djotodia annonce un prochain rétablissement du couvre-feu

Le président centrafricain Michel Djotodia a annoncé vendredi le rétablissement "incessamment" du couvre-feu levé le mois dernier à Bangui, face à une nouvelle vague de banditisme armé dans la capitale.

"Je vais prendre le décret incessamment pour restaurer le couvre-feu de 22H00 (21H00 GMT) à 06H00 heures", a déclaré M. Djotodia, lors d'une rencontre avec les notables de Bangui au palais présidentiel.

"Durant cette période, les patrouilles seront intensifiées", a-t-il précisé, ajoutant que "tout individu" en tenue militaire ou en armes la nuit serait au besoin "désarmé par la force".

"Selon des informations en notre possession des machettes sont distribuées dans la ville. A quel dessein? Personne ne sait. Il faut rester vigilants", a affirmé le président.

Dans un communiqué de mardi soir, M. Djotodia avait affirmé que des "mesures exceptionnelles" étaient prises pour rétablir la sécurité dans le pays livré à une nouvelle vague de violences, avec à Bangui des attaques à main armée et des meurtres, attribuées à des hommes armés issus de l'ex-rébellion Séléka.

Ces violences dans la capitale ont culminé le 17 novembre avec l'assassinat d'un haut magistrat, "froidement abattu" par d'anciens rebelles, un meurtre qui a provoqué des heurts où deux civils ont été tués.

Deux à trois mille personnes, magistrats et avocats en tête, ont manifesté vendredi dans les rues de la capitale centrafricaine pour protester contre l'assassinat du magistrat, a constaté un journaliste de l'AFP.

C'est "l'expression de la colère et de la consternation de la corporation face à l'odieux assassinat de notre collègue", a déclaré un membre de l'Amicale des magistrats centrafricains, Robert Kpossa.

Depuis le renversement en mars du régime de François Bozizé par la coalition rebelle Séléka - dissoute en août - de M. Djotodia, la Centrafrique vit dans un climat d'insécurité généralisée, avec des violences quasi quotidiennes en province comme à Bangui.

Cette situation a poussé lundi le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à envisager l'envoi de 6.000 Casques bleus dans le cadre d'une éventuelle opération de maintien de la paix.

Dans certaines régions, ces violences ont pris un caractère intercommunautaire entre chrétiens et musulmans, amenant Washington et Paris à évoquer une situation "pré-génocidaire" ou un risque de "génocide" en Centrafrique.

AFP

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