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Pour le DRS, le tireur de Paris n’a jamais fait partie de la maison

«Abdelhakim Dekhar n'a jamais fait partie de nos services. S'il avait en effet tenté d'approcher les milieux extrémistes, gauchistes mais aussi islamistes, surtout après la marche contre la guerre en Irak en 1991, ces derniers l'avaient clairement identifié et se méfiaient de lui.» Une source sécuritaire a démenti hier, à El Watan Week-end, que le tireur présumé qui a attaqué les rédactions de BFMTV et Libération, à Paris, ait pu, selon ses dires, faire partie du DRS. «Nous nous étonnons tout de même que cet homme, classé parmi les personnes à surveiller, ait pu se retrouver en possession d'une arme, poursuit notre source. Car quand il est venu en Algérie, à plusieurs reprises, après sa sortie de prison, nous l'avons mis sous étroite surveillance.» En 1998, celui qui s'était surnommé «Toumi» avait été condamné à quatre ans de prison pour avoir fourni à Audry Maupin et Florence Rey un fusil ayant conduit à la mort de trois policiers et d'un chauffeur de taxi. Ce Franco-Algérien, né en Moselle en 1965, est le troisième d'une famille algérienne de 11 enfants. A l'époque, il raconte qu'il est en mission d'infiltration de l'ultra-gauche française pour les services secrets algériens. La police criminelle a pu tirer profit de l'appel à témoin lancé par le procureur de la République. «Tous les faits démontrent son implication», a déclaré le ministre français de l'Intérieur, Manuel Valls, lors d'une conférence de presse tenue avant-hier, tard dans la soirée. Au moment de son interpellation, «le présumé coupable a tenté de se suicider. Pour nous, c'est important qu'il puisse répondre de ses actes», a-t-il indiqué. Abdelhakim Dekhar a été interpellé sans aucune résistance par la Brigade de recherche et d'intervention (BRI). «Il a été trouvé dans état semi-conscient car il avait absorbé des médicaments», a indiqué François Molins. Durant l'après-midi d'hier, le présumé tireur a été auditionné par la PJ pour plusieurs chefs d'inculpation : «tentatives d'assassinat», «enlèvement» et «séquestration». Sur les motivations du présumé tireur, le parquet de Paris affirme qu'il présente des «tendances affabulatoires, voire mythomaniaques». L'enquête se poursuit, notamment pour trouver l'arme des crimes et approfondir le profil psychologique, très complexe, du présumé coupable. Il évoquait, dans une lettre, non datée, un «complot fasciste» contre la banlieue et stigmatisait le «capitalisme» et «les médias qui travaillent pour le grand capital».  

El Watan

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